06/03/2007

UNE JUSTICE VENDUE A LA RACAILLE !

Curieuse justice française

Sous la plume de Caroline Parmentier dans Présent :

    "Un pharmacien de 66 ans, accusé d’avoir tué un braqueur et blessé un passant après un cambriolage en 1998 à Rehon (Meurthe-et-Moselle), a été condamné samedi à une peine de quatre ans de prison : deux ans ferme. Deux avec sursis. Les complices du braqueur tué par le pharmacien, qui comparaissaient à ses côtés, ont pris, eux, deux ans de prison. Peine moindre pour les braqueurs que pour la victime qui a tiré…

    Dans la soirée du 22 novembre 1998, trois hommes encagoulés avaient fait irruption dans une pharmacie de Rehon juste après sa fermeture pour s’emparer de la caisse où se trouvaient 457€. Le pharmacien avait alors sorti son arme, un 357 magnum, et tiré à cinq reprises sur les agresseurs, trois fois à l’intérieur de la pharmacie et deux fois à l’extérieur, alors qu’ils battaient en retraite. Mortellement touché, un des cambrioleurs, âgé de 19 ans, s’était écroulé à 160m de la pharmacie tandis qu’un passant de 18 ans était blessé à l’avant-bras.

    La cour d’assises a renvoyé dos à dos les braqueurs et le pharmacien qui s’est défendu : même temps de prison ferme. C’est ce qu’ils appellent «un braquage qui a mal tourné». Quand le braquage «tourne bien», les truands repartent avec la caisse et le pharmacien n’a qu’à bien se tenir."

Michel Janva
 
 
 
 
 
Rappel :
 
 
dimanche 25 février 2007
 
Un pharmacien qui a tué un de ses braqueurs devant les assises à Nancy

NANCY (AP) - Un pharmacien de 66 ans, Marc Kiffer, sera jugé pour homicide volontaire à partir de mardi devant la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle. Il est accusé d'avoir tué le soir du 20 novembre 1998 un jeune homme de 19 ans, Belaïd Mellaz, qui venait de l'agresser dans sa pharmacie de Rehon (Meurthe-et-Moselle). Ses avocats entendent plaider la légitime défense.

Au côté de Marc Kiffer, qui comparaît libre, vont être jugés l'autre braqueur, Badre Doulfakar, 28 ans, poursuivi pour vol à main armée, et Mickaël Dapoigny, 29 ans, accusé de complicité pour avoir fourni une arme de poing qui s'est avérée factice et avoir été le chauffeur de l'expédition. Tous deux sont actuellement détenus. Ils ont été condamnés en octobre dernier à quatre ans de prison chacun pour deux braquages commis à Talange (Moselle) et Mexy (Meurthe-et-Moselle), près de Rehon, quelques jours avant la tragique soirée.

Le soir du drame, alors que Marc Kiffer allait fermer son officine, deux malfaiteurs, arme au poing, pénètrent dans la pharmacie et saisissent quelque 3.000 FF (450 euros) dans le tiroir-caisse. Le pharmacien parvient à saisir son 357 Magnum, détenu légalement. Tout se passe très vite: il fait feu trois fois dans son officine et deux fois dans la rue où les malfaiteurs ont pris la fuite. Un passant est légèrement blessé et le chien qu'il portait est tué. L'un des malfaiteurs s'écroule, mortellement atteint à la poitrine, à 200 mètres de là.

Depuis, une bataille d'experts en balistique est en cours, notamment sur la chronologie des coups de feu afin de déterminer si la balle fatale a touché le jeune homme au début de l'agression ou alors qu'il s'enfuyait. La vidéo de surveillance de la pharmacie montre que l'ensemble du drame a duré 26 secondes. Le procès doit durer jusqu'à vendredi.

Le pharmacien avait reconnu avoir eu très peur, et d'autant plus que de nombreux incidents émaillaient alors la vie des habitants de la cité et de la ville proche de Longwy. Marc Kiffer avait effectué 18 jours de prison avant d'être remis en liberté provisoire. Une semaine plus tard, des inconnus avaient mis le feu à son officine alors qu'il demeurait avec les siens au premier étage. Tout avait été détruit. AP
 
 
 

Ecrire un commentaire