"En face, parmi les parties civiles, sont assis les parents de Jeanne-Marie, des catholiques traditionalistes venus avec une partie de leurs enfants, dont un fils séminariste. La scène ressemble à un remake tragique de "La vie est un long fleuve tranquille", ce film qui provoque une rencontre entre les Le Quesnoy bourgeois et les Groseille prolétaires."
Ainsi est décrite la famille de Jeanne-Marie présente à l'audience du procès du salaud d'assassin de l'assassin de la petite fille, par le torchon journal LE MONDE.
Nos exigeons des excuses publiques de Gilbert Reilhac et du Monde, qui se permettent dans ces pénibles circonstances de caricaturer une famille amenée à revivre l'atrocité de la fin d'un des leurs ! Dans quel monde vivons-nous qui tolère l'irrespect des familles en souffrance et ne respectent pas les choix de vie qui ne posent aucun probleme à la société !
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Pierre Bodein se plaint de son sort à l'ouverture de son procès 11.04.07 | 14h57
par Gilbert Reilhac
STRASBOURG (Reuters) - Pierre Bodein, accusé de trois meurtres et deux viols devant la cour d'assises du Bas-Rhin à Strasbourg, s'est plaint, dès le premier jour de son procès, d'être détenu et considéré comme un "tueur en série".
"Monsieur le président, je suis depuis juin 2004 en prison, on m'a traîné dans la boue, on m'a médiatisé comme un tueur en série", a déploré le repris de justice, avant même l'ouverture des débats.
"Ma défense est très mal faite, mon CV est très mal fait, on m'a traîné de prison en prison", a ajouté celui qui a toujours nié avoir tué ou violé Jeanne-Marie Kegelin, 10 ans, Julie Scharsch, 14 ans et Hedwige Vallée, 38 ans, entre le 18 et le 25 juin 2004.
Ce solide gaillard de 59 ans au visage poupin encadré d'un casque de cheveux gris tombant dans le cou est élégamment vêtu d'une chemise blanche et d'un costume sombre.
Déjà condamné à huit reprises pour des vols, des violences, une tentative de meurtre et deux viols, cet homme qui a passé une trentaine d'années en prison a pu par le passé afficher un état de démence ou de régression qui lui ont valu son surnom de "Pierrot le fou".
"Je m'appelle Pierre, Fernand Bodein. Avant, j'étais maçon, peintre, coffreur, musicien et maintenant, je suis handicapé à 80%", répond-il d'une voix presqu'enfantine au président qui l'invite à décliner son identité.
Sa relative prestance contraste avec l'air misérable des seize co-accusés présents, sur dix-huit, le dossier de deux femmes, empêchées de comparaître pour grossesse et maladie, ayant été disjoint.
LE CLAN DES "VANNIERS"
Tous sont membres d'un même clan familial de "vanniers", un terme qui désigne en Alsace des nomades sédentarisés, milieu auquel appartient également Pierre Bodein.
Quasiment tous sans emploi, alcooliques pour certains, ils sont accusés d'avoir participé d'une manière ou d'une autre au meurtre et au viol de Jeanne-Marie ou simplement de ne pas l'avoir dénoncé.
Ceux qui comparaissent libres sont recroquevillés sur leur siège, arborant un visage contrit ou vieilli prématurément.
Les quatre détenus, qui comparaissent à côté de Pierre Bodein, encadrés par des hommes du GIPN, affichent plus d'arrogance.
Grandes lunettes des années 70 sur le nez, cheveux tirés en arrière et moustache, François Fuhrmann, 26 ans, refuse de se lever et de parler.
Les autres clament leur innocence, comme Georges Remetter, le seul avec Pierre Bodein à être accusé de meurtre.
"Je n'ai jamais vu cette petite Jeanne-Marie", affirme cet homme de 36 ans qui porte une fleur tatouée au cou.
En face, parmi les parties civiles, sont assis les parents de Jeanne-Marie, des catholiques traditionalistes venus avec une partie de leurs enfants, dont un fils séminariste. La scène ressemble à un remake tragique de "La vie est un long fleuve tranquille", ce film qui provoque une rencontre entre les Le Quesnoy bourgeois et les Groseille prolétaires.
Le procès a débuté par le rejet d'une demande de renvoi formée par la défense. Celle-ci dénonçait "l'inégalité des armes" en estimant n'avoir pas eu assez de temps pour étudier les 47.000 cotes du dossier.
La lecture de l'arrêt de renvoi occupera les trois premiers jours qu'un procès qui doit s'achever début juillet.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-30470936@7-3...
Commentaires
Lettre ouverte au “Monde”
Publié 11 avril 2007 in Meurtres salutaires.
http://www.peres-fondateurs.com/~tcherno/?p=160
Monsieur le rédacteur en chef,
Je me permets de prendre la plume suite à la publication sur le site du Monde d’une dépêche de Reuters, signée d’un certain Gilbert Reilhac, intitulée “Pierre Bodein se plaint de son sort à l’ouverture de son procès”, dépêche dont la réaction est pour le moins surprenante venant du “journal de référence” que vous prétendez diriger.
Cet article, dépêche ou quel que soit son statut, étant publié dans vos colonnes (au moins sur internet), je vous en tiens pour responsable ; libre à vous, dans un second temps, de distribuer les bons points ou les réprimandes à vos larbins et autres sous-traitants : ce n’est pas mon problème.
Le sujet traité est naturellement tragique puisqu’il s’agit de l’ouverture du procès de Pierre Bodein, considéré à tort ou à raison comme un tueur en série, poursuivi notamment pour le viol et le meurtre d’une fillette, la jeune Jeanne-Marie.
Il s’agit, sans aucun doute, d’un fait divers tragique, qui peut, selon l’expression consacrée dans votre corporation, “relancer des débats“, “provoquer des réactions” ou “marquer l’opinion publique“.
Comme beaucoup de faits divers.
Seulement voilà, la victime appartenait à une famille très catholique, de cette branche de la religion catholique que vous qualifiez régulièrement “d’intégriste“, et dont votre journal est souvent prompt à dénoncer la collusion réelle ou supposée avec l’extrême droite.
En quoi la religion de la victime ou de ses proches influe-t-elle sur la gravité des faits ? Théoriquement en rien.
Sauf que.
Vous êtes les premiers à pourfendre la haine religieuse, à appeler presque explicitement à la chasse aux profanateurs de mosquées lorsqu’un graffiti obscène a été tracé sur un mur ou à poursuivre de votre vindicte les idiots qui salopent régulièrement des cimetières juifs.
Inutile de dire que, pour des faits beaucoup plus graves commis en raison de l’appartenance réelle ou supposée à une religion, comme des homicides, le moindre fait divers méritera votre une et une pleine page.
Mais pas pour les catholiques traditionalistes, à en juger par la phrase suivante :
En face, parmi les parties civiles, sont assis les parents de Jeanne-Marie, des catholiques traditionalistes venus avec une partie de leurs enfants, dont un fils séminariste. La scène ressemble à un remake tragique de “La vie est un long fleuve tranquille”, ce film qui provoque une rencontre entre les Le Quesnoy bourgeois et les Groseille prolétaires.
Quel magistral détachement, quelle preuve d’humour… comparer un procès aux assises pour viol et meurtre d’une mineure à un film comique, vous ne reculez devant rien. Surtout pas devant le respect dû à la victime et sa famille, la dignité la plus élémentaire, autant de “valeurs” que vous êtes si habiles à défendre lorsque cela vous arrange, lorsque la victime a le bonheur d’appartenir au bon camp.
Aurait-on imaginé pareille métaphore humoristique à propos du procès du meurtre d’un noir ou d’un homosexuel ? Non, car cette victime-ci, ontologiquement victime mérite à vos yeux plus de respect que la victime blanche catholique, qui est pour vous ontologiquement coupable.
Qu’attendez vous pour, comme Sartre, vous réjouir ouvertement du meurtre d’un blanc ? Après tout, comme l’a dit l’illustre philosophe, quand un noir tue un blanc, c’est un homme libre de plus et un salaud esclavagiste de moins ! A fortiori dans une famille fidèle à la tradition, salauds parmi les salauds. Réjouissez-vous : c’est peut-être une voix de moins pour l’extrême droite dans les prochains scrutins !
Je sais, Monsieur le rédacteur en chef, que vous vous moquez éperdument des remarques qu’un “fasciste ultra-libéral” peut vous faire. Que si par extraordinaire vous lisez cette lettre, vous vous contenterez d’un haussement d’épaules méprisant pour le pauvre inculte que je suis. J’en suis bien conscient.
Je voulais juste vous dire que votre mépris à mon encontre n’arrivera pas à la cheville de celui que je peux éprouver pour votre journal, prétendument sérieux, pour votre éthique que vous bafouez allègrement comme les révolutionnaires ont bafoué les droits de l’homme après les avoir gravés dans le marbre.
Je voulais juste vous dire aussi, pour terminer, que je serai heureux, lorsque l’un de vos confrères de Reuters se fera dézinguer à quelque coin du globe que ce soit, de me repasser en boucle les épisodes de Happy Tree Friends en buvant du vin chilien à la santé de ses assassins, étant bien entendu que vous y êtes d’ores et déjà gracieusement invité.
Je vous prie de croire, Monsieur le rédacteur en chef, à l’expression de ma considération dégoutée et atterrée.
T.
Ecrit par : Tcherno | 11/04/2007
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