02/09/2007

LES ABEILLES DISPARAISSENT PAR MILLIARDS

 
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La mort des abeilles met la planète en danger.

Les Echos  [ 20/08/07 ]

Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.

C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.
 
« Syndrome d'effondrement »

Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.
 
Butineuses apathiques

Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.

La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.

C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.

L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »

PAUL MOLGA

 
 
 

Commentaires

il est grand temps de se reveiller

Ecrit par : adrien | 24/03/2008

Nous ne sommes que des parasites pour notre terre!!! L'homme détruit tout!!! Ce qui fait peur c'est que nous causons notre propre extermination. Cette fin du monde tant redouté par l'homme arrive à pas de géant et si nous ne réagissons pas combien de temps nous reste t il réellement a vivre? Arrêtons de vivre individualiste, arrêtons d'être égoïste, arrêtons de vivre sans penser a notre prochain!!! Arrêtons d'être les esclaves d'une société de consommations destructible, arrêtons de s'abrutir devant les émissions de télé réalités et RÉAGISSONS!!!
Si les abeilles disparaissent l'humanité s'éteindra a tout jamais!

Ecrit par : Stephanie | 13/07/2009

Je suis totalement d'accord avec toi Adrien !!! Les gens ne se rendent pas comptent de tout ce que l'on fait subir a la terre !!!
Mais pour moi il devient tard!

Ecrit par : Allison | 25/08/2009

Ouppss je me suis tromper c'est a Stephanie que je parlais

Ecrit par : Allison | 25/08/2009

L’humain, l’être humain; l’animal le plus vicieux et égocentrique qui ait jamais existe sur la planète.

Il y a 2000 ans, il se croyait au centre de l’univers, et aujourd’hui il s’imagine être la créature intelligente et dominante de cette planète.

C’est un joli rêve immergé d’arrogance, mais s’il redescendait de son nuage multicolore et ouvrait les yeux, il s’apercevrait que l’espèce humaine est devenue une nuisance plus qu’autre chose.

Entre sa détestable habitude de prendre la Terre pour une poubelle et son incapacité de communiquer de façon intelligente et positive, il ne reste pas grand-chose pour valoriser l’existence de l’être humain sur la terre.

(Qui soit-dis en passant, porte très mal son nom avec 71 % d’eau à sa surface…)

En fait les agissements de l’être humain pencheraient plutôt pour le bénéfice d’une extinction massive des êtres humains, ce qui permettrait à la planète Bleue de respirer un peu et de se régénérer.

Il asphyxie l’environnement en utilisant l’énergie nucléaire comme un enfant utiliserait un fusil en plastique, et assassine les espèces animales pour en orner les murs de son salon.

Avec ses quelques milliers d’années d’existence en poche, (contre plusieurs millions d’années pour certaines espèces animales) il se glorifie lui-même d’être l’apothéose des créatures vivantes grâce a son développement cérébral.

Et qu’en fait-il de ce merveilleux potentiel cérébral ?

Et bien, la grande majorité du temps, il s’en sert pour tuer, saccager, tout bouleverser (négativement) autour de lui et gaspiller toutes les ressources à sa disposition.

En fait, quand on regarde les choses en face; c’est un pur gaspillage que les humains font de leurs cerveaux et de leur potentiel créatif.

Mais beaucoup trop égocentrique pour se reconnaitre comme un simple produit de l’évolution, il se plait à penser qu’un Dieu l’a placé là sur cette planète et gare à celui qui oserait prétendre le contraire, jadis il aurait fini sur le bucher.

Mais maintenant le bucher est devenu le théâtre des empoignades scientifiques (théorie de l'évolution versus théorie de la création).

C’est un peu triste de voir l’humain construire et précipiter lui-même sa propre destruction… (Génocide, pollution généralisée de la planète)

Mais qu’importe se dit-il; je laisserai les autres se ?démerder? avec mes ?conneries?, avec mon irresponsabilité… et ensuite je leur ferai la morale. Voila comment fonctionne l’humain.

Bien sur il y a des exceptions, tous les humains ne souffrent pas du syndrome de mégalomanie de l'argent, mais quelle minuscule minorité forme ces gens là…malheureusement.

Mais parler de choses positives ne réveillent pas les gens…non ils se régalent plutôt du malheur d’autrui qu’ils apprennent à la radio, dans le journal, à la télévision et qui les confortent dans leurs petite vie.

C’est seulement quand il a des ennuis, quand il se retrouve au pied du mur dans les problèmes jusqu’au cou qu’il se dit : ?ah tiens; faudrait peut-être que je fasse quelque chose…! ?

Mais on dirait bien que c’est trop demander à l’être humain de se remettre lui-même en question de temps en temps pour apprendre de ses erreurs et améliorer son comportement. La plupart du temps, il va rejeter ses erreurs et ses fautes sur les autres.

En dernier lieu, avec un peu de chance, peut-être s’il reste en lui un peu d’intégrité personnelle, il regardera en lui pour comprendre ce qui ne va pas dans sa vie.

Alors je vous demande : Ou se trouve votre fierté d’appartenir à la race humaine ???

Ecrit par : lolo | 01/10/2009

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