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09/11/2007

KAMEL BENAISSA : UNE CHANCE POUR LA FRANCE

 
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Assises : 25 ans requis contre le « tortionnaire sexuel »

Trois collèges d'experts se sont penchés sur la personnalité de l'accusé qui pourrait être affecté d'une «schizophrénie paranoïde» se traduisant par des hallucinations visuelles et auditives

Kamel Benaïssa, accusé de viol avec actes de tortures de barbarie commis au domicile d'une femme qu'il avait rencontrée en cette fin d'après-midi du 24 avril 2004 à l'arrêt de bus de la montée de l'Observance est-il en état d'être jugé pénalement ? Face au déferlement de violence et aux actes de mutilations infligés à sa victime, la question était légitime. Et la réponse est oui. Trois collèges d'experts se sont penchés sur son cas pour rendre des conclusions sensiblement différentes mais qui soulignent toutes « un état limite » et « une faille narcissique béante » mais la possibilité d'une accession à une sanction pénale.

Les derniers praticiens à l'avoir rencontré en maison d'arrêt ont pu tout comme leur collègue précédent écarter toute tentative de simulation » et estimer que ce garçon coiffeur de 30 ans est perturbé par « des troubles psychiatriques graves masqués par un alcoolisme massif utilisé par le patient pour calmer ses angoisses ».

En excluant l'abolition du discernement qui lui aurait évité d'être jugé par la cour d'assises, ils ont pu parler « d'une altération grave » sans exclure un risque de récidive si le protocole de soins n'était pas respecté. Aussi bien pour Me Leguil-Duquesne, partie civile que pour l'avocat général, ce diagnostic n'a rien de rassurant dans la mesure où « Benaissa est dans la reconstitution mais pas dans l'appropriation de la vérité ».

Une forme d'évitement


Se montrant dubitatif sur ce que le docteur Lamothe qui le suit en prison décrit comme « un mouvement authentique de reconstruction » Christian Ponsard a mis en garde les jurés contre une « vision trop optimiste ». Pour lui « la dimension de l'acte est plus sadique que purement sexuelle et l'évocation d'une amnésie est une forme d'évitement ». Face à la perpétuité encourue pour de tels faits, le ministère public a estimé être descendu au maximum « du possible » en requérant une peine de réclusion de 25 années. Reprise des débats à 9 h 30 avec les plaidoiries de la défense. Verdict attendu dans l'après midi.

Source :  http://www.leprogres.fr/Imprimer/942856.html
 

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