22/11/2007
" BENOIT " : FILS MODELE D'UN CONGOLAIS

Homme tué en 2005 pour une photo: des accusés loin d'être des caïds.
Au premier jour de leur procès devant les assises de Seine-Saint-Denis, les auteurs présumés de l'agression mortelle d'un quinquagénaire qui prenait une photo en octobre 2005 dans une rue d'Epinay-sur-Seine sont apparus comme des garçons inhibés, en échec, loin de l'image des caïds fiers des cités.
Mal à l'aise dans leurs corps d'adultes, peu diserts, les quatre accusés, âgés de 21 à 25 ans, ont raconté leurs parcours, chacun s'efforçant de minimiser ses problèmes, familiaux ou scolaires.
Pour éclairer la personnalité de Benoît, l'auteur présumé du coup violent reçu par la victime, Jean-Claude Irvoas, décédé à 56 ans des suites d'un traumatisme crânien, plusieurs proches ont été entendus mardi après-midi, livrant un portrait très contrasté de l'accusé, aujourd'hui âgé de 25 ans.
A l'époque, le jeune garçon avait quitté son Limousin natal pour vivre près de Paris sa passion de la musique rap, au grand dam de son père, un Congolais marié à une Française, qui évoque "un fils modèle, respectueux et poli".
Lors d'une intervention à la barre, solennelle et empreinte d'allégories religieuses, le père a demandé "pardon".
Benoît est décrit comme "calme, peu expansif" par un oncle qui l'hébergea pendant dix mois. Un éducateur d'Epinay, où le jeune homme était logé en foyer de jeunes travailleurs en octobre 2005, se souvient lui aussi d'un garçon "très respectueux".
Ce portrait a toutefois été largement écorné par son ancienne petite amie, Laetitia, qui le décrit comme un homme régulièrement violent. Elle portera plainte contre lui et il sera condamné. "Il a été élevé avec les coups. Quand quelque chose ne va pas, il ne peut réagir que comme ça", a-t-elle affirmé.
L'accusé, vêtu d'une chemise blanche et d'un pull à col rond lui donnant un air de collégien sage, reconnaît: "j'étais violent. Je n'arrivais pas à m'exprimer autrement". Sur les violences subies dans son enfance, il ne veut pas s'exprimer. "C'est sa vision des choses", dit-il de l'intervention de Laetitia.
Depuis son arrestation et son incarcération, en novembre 2005, après une dizaine de jours de cavale, il affirme travailler sur lui-même: "Pour comprendre pourquoi j'en suis arrivé à ce drame", dit-il. Pourquoi il a eu ce qu'il nomme "un excès de colère" contre la victime.
Ce 27 octobre 2005, en milieu d'après-midi, M. Irvoas, consultant pour une société d'éclairage public avait été pris à partie par plusieurs jeunes alors qu'il photographiait pour son travail des lampadaires installés dans le quartier d'Orgemont.
Sur ce territoire aux mains des dealers, il avait été rapidement délesté de son appareil photo par deux jeunes, puis violemment frappé par Benoît, acheteur occasionnel de cannabis, avant de chuter lourdement sur le trottoir. Transporté à l'hôpital dans un état critique, il était décédé quelques heures après.
Outre Benoît, deux autres jeunes sont renvoyés devant les assises pour "vol suivi de violences ayant entraîné la mort", Samba Diallo, 24 ans, et Icheme Brighet, 22 ans, ainsi qu'un quatrième Sébastien Béliny, 21 ans, jugé pour "complicité". Tous sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.
A l'exception de Sébastien et Samba, amis d'enfance, il ne semblait pas exister d'autre lien entre ces quatre jeunes que le trafic de cannabis ou l'appartenance au quartier d'Orgemont. Sébastien, garçon réservé en dépit d'une carrure imposante, et Samba vendaient du cannabis (ils avaient déjà été condamnés pour cela), Benoît leur en achetait.
Les faits doivent être abordés mercredi. Le verdict est attendu vendredi.
20Minutes.fr avec AFP
Source :
http://www.20minutes.fr/article/195796/France-Homme-tue-e...
Au premier jour de leur procès devant les assises de Seine-Saint-Denis, les auteurs présumés de l'agression mortelle d'un quinquagénaire qui prenait une photo en octobre 2005 dans une rue d'Epinay-sur-Seine sont apparus comme des garçons inhibés, en échec, loin de l'image des caïds fiers des cités.
Mal à l'aise dans leurs corps d'adultes, peu diserts, les quatre accusés, âgés de 21 à 25 ans, ont raconté leurs parcours, chacun s'efforçant de minimiser ses problèmes, familiaux ou scolaires.
Pour éclairer la personnalité de Benoît, l'auteur présumé du coup violent reçu par la victime, Jean-Claude Irvoas, décédé à 56 ans des suites d'un traumatisme crânien, plusieurs proches ont été entendus mardi après-midi, livrant un portrait très contrasté de l'accusé, aujourd'hui âgé de 25 ans.
A l'époque, le jeune garçon avait quitté son Limousin natal pour vivre près de Paris sa passion de la musique rap, au grand dam de son père, un Congolais marié à une Française, qui évoque "un fils modèle, respectueux et poli".
Lors d'une intervention à la barre, solennelle et empreinte d'allégories religieuses, le père a demandé "pardon".
Benoît est décrit comme "calme, peu expansif" par un oncle qui l'hébergea pendant dix mois. Un éducateur d'Epinay, où le jeune homme était logé en foyer de jeunes travailleurs en octobre 2005, se souvient lui aussi d'un garçon "très respectueux".
Ce portrait a toutefois été largement écorné par son ancienne petite amie, Laetitia, qui le décrit comme un homme régulièrement violent. Elle portera plainte contre lui et il sera condamné. "Il a été élevé avec les coups. Quand quelque chose ne va pas, il ne peut réagir que comme ça", a-t-elle affirmé.
L'accusé, vêtu d'une chemise blanche et d'un pull à col rond lui donnant un air de collégien sage, reconnaît: "j'étais violent. Je n'arrivais pas à m'exprimer autrement". Sur les violences subies dans son enfance, il ne veut pas s'exprimer. "C'est sa vision des choses", dit-il de l'intervention de Laetitia.
Depuis son arrestation et son incarcération, en novembre 2005, après une dizaine de jours de cavale, il affirme travailler sur lui-même: "Pour comprendre pourquoi j'en suis arrivé à ce drame", dit-il. Pourquoi il a eu ce qu'il nomme "un excès de colère" contre la victime.
Ce 27 octobre 2005, en milieu d'après-midi, M. Irvoas, consultant pour une société d'éclairage public avait été pris à partie par plusieurs jeunes alors qu'il photographiait pour son travail des lampadaires installés dans le quartier d'Orgemont.
Sur ce territoire aux mains des dealers, il avait été rapidement délesté de son appareil photo par deux jeunes, puis violemment frappé par Benoît, acheteur occasionnel de cannabis, avant de chuter lourdement sur le trottoir. Transporté à l'hôpital dans un état critique, il était décédé quelques heures après.
Outre Benoît, deux autres jeunes sont renvoyés devant les assises pour "vol suivi de violences ayant entraîné la mort", Samba Diallo, 24 ans, et Icheme Brighet, 22 ans, ainsi qu'un quatrième Sébastien Béliny, 21 ans, jugé pour "complicité". Tous sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.
A l'exception de Sébastien et Samba, amis d'enfance, il ne semblait pas exister d'autre lien entre ces quatre jeunes que le trafic de cannabis ou l'appartenance au quartier d'Orgemont. Sébastien, garçon réservé en dépit d'une carrure imposante, et Samba vendaient du cannabis (ils avaient déjà été condamnés pour cela), Benoît leur en achetait.
Les faits doivent être abordés mercredi. Le verdict est attendu vendredi.
20Minutes.fr avec AFP
Source :
http://www.20minutes.fr/article/195796/France-Homme-tue-e...
09:00 Publié dans SOCIETE - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de filles, femme, blabla de fille, femmes, actualité, société, vive la vie



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