24/07/2008
LA VOIE DU SALUT
85 - QUEL MAL EST LA TIÉDEUR
1. Impossible d'exagérer le mal que fait aux âmes la tiédeur. Sans doute, les âmes tièdes conservent la crainte du péché mortel, mais elles font peu de cas des péchés véniels même délibérés et négligent de s'en corriger. À chacune d'elles le Seigneur adresse cette terrible menace: « Parce que tu es tiède, je vais te vomir de ma bouche » (Ap 3, 16). Vomir signifie abandonner: on ne reprend plus une nourriture que l'on a rejetée. L'âme tiède déshonore Dieu: sa conduite, à défaut de paroles, tient à tous ce langage: « Dieu! C'est un pauvre Maître qui ne mérite pas qu'on le serve avec plus de soin. » Il n'est que trop vrai, mon Dieu, que, par le passé, je vous ai déshonoré; mais je veux changer de vie. Aidez-moi.
2. Sainte Thérèse n'a jamais commis aucun péché mortel ? la bulle de sa canonisation en fait foi ? ; cependant, Dieu lui fit voir quelle place elle occuperait en enfer, si elle persévérait dans sa tiédeur. (Bullarium Romanum, XIV, Roma 1756, 18). Comment expliquer cet aboutissement à l'enfer, puisque seul le péché mortel conduit en enfer? Le Saint Esprit fournit la réponse: « Celui qui néglige les petites choses, tombera peu à peu dans la ruine » (Si 19, 1). Quand on ne tient pas compte des péchés véniels, commis les yeux ouverts, on se laissera facilement aller aux fautes mortelles. De fait, l'habitude une fois contractée de déplaire à Dieu délibérément en choses légères, on n'a plus grande horreur de le contrister parfois en choses graves; de plus, Dieu voyant l'âme s'éloigner de lui volontairement, lui retire les grâces spéciales sans lesquelles nous sommes facilement vaincus par les tentations plus violentes.
Ah! Seigneur, ne m'abandonnez pas à ce malheur; faites-moi plutôt mourir; ayez pitié de moi.
3. « Celui qui sème peu, moissonnera peu » (2 Co 9, 6). N'est-ce pas justice que Dieu donne ses grâces d'une main en quelque sorte avare à qui le sert et l'aime le moins possible? « Maudit soit celui qui fait mollement l'oeuvre du Seigneur » (Jr 48, 10), s'écrie le prophète! C'est donc un grand mal de servir Dieu négligemment, un mal qui provoque la malédiction divine. Le pécheur qui reconnaît l'énormité de ses fautes, a le mérite au moins de convenir de sa malice; le tiède, lui, s'estime meilleur que ceux dont il évite les graves désordres; il vit ainsi dans la fange de ses défauts et n'a pas même la pensée de s'humilier.
Ah! Mon Dieu, vous étiez prêt à m'accorder une multitude de grâces; ma tiédeur, hélas! En a arrêté le cours! Aidez-moi, Seigneur; je veux me corriger. Il n'est pas juste que je sois avare avec vous, qui m'avez aimé au point de donner votre vie pour moi.
Ô Marie, ma Mère, secourez-moi; je me confie en vous.
09:30 Publié dans LE RELIGIEUX - Mot de l'aumonier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de filles, femme, blabla de fille, femmes, catholicisme, vive la vie



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