28/07/2008

LA VOIE DU SALUT

 
 89 - L'ABUS DES GRÂCES
 

 1. Toutes les grâces que Dieu nous accorde, ? lumières, appels, bonnes pensées, ? sont le prix du Sang versé de Jésus Christ. Pour que l'homme pût les recevoir, il fallut que le Fils de Dieu subît la mort et, par les mérites de sa mort, rendît l'homme capable des divines faveurs. Celui, donc, qui méprise les grâces de Dieu, c'est-à-dire n'en fait pas un bon usage, méprise le Sang et la Mort d'un Dieu. Quelle fut la cause de la damnation de tant de chrétiens qui gémissent maintenant en enfer, en proie au désespoir? Ce mépris énorme.

 Mon Dieu, je devrais, moi aussi, verser des larmes inutiles en compagnie de ces malheureux désespérés. Je puis maintenant pleurer mes péchés dans l'espérance de votre pardon: je vous remercie de cette grâce que me fait votre miséricorde.

 2. À l'heure actuelle, les damnés connaissent parfaitement deux choses: la valeur de la grâce et la gravité du crime qu'ils ont commis en la méprisant; aussi quel cruel supplice leur cause, ? supplice éternel, ? le souvenir des grâces reçues de Dieu!

 Mon bien-aimé Rédempteur, éclairez-moi, faites-moi comprendre combien je suis obligé de vous aimer, puisque, au lieu de me punir de mon ingratitude, au lieu de m'abandonner dans mes péchés, vous n'avez fait que multiplier vos lumières et vos tendres invitations. Aujourd'hui même, vous m'appelez de nouveau: je m'empresse de répondre que je veux être à vous, et pour toute l'éternité.
 

 3. Réfléchis, ô mon âme, que si le Seigneur avait favorisé quelque infidèle des grâces qu'il t'a faites, cet infidèle serait maintenant un chrétien affermi dans la vertu. Toi, qu'as-tu fait jusqu'ici, sinon entasser péchés sur péchés pendant que Dieu t'accordait grâces sur grâces? Si tu persévères dans cette funeste voie, est-il possible que Dieu te supporte plus longtemps et ne t'abandonne pas bientôt? Hâte-toi de mettre fin à tes ingratitude; tremble que cette nouvelle résistance n'éloigne à jamais de toi toute lumière et toute faveur.

 Vous ne m'avez que trop supporté, ô mon Dieu! Je ne veux plus provoquer votre colère. Qu'est-ce que j'attends pour me convertir? Que vous m'ayiez abandonné? Ah! « Ne me rejetez pas de devant votre face » (Ps 51/50, 13). Car je veux vous aimer de tout mon coeur, m'appliquer à faire votre bon plaisir. Vous le méritez. Donnez-moi la force de tenir ma parole.

 Ô Marie, Mère de Dieu, aidez-moi de vos prières.
 

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BON DEPART

Ecrit par : Nina_Tool | 19/09/2009

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