30/07/2008

LA VOIE DU SALUT

 
 91 - SENTENCE DES RÉPROUVÉS AU JUGEMENT GÉNÉRAL
 

 1. Considère, ô mon âme, quel supplice et quelle confusion doivent subir les réprouvés au dernier jour du monde! Ils sont témoins d'un double spectacle: d'un côté, les élus resplendissants de gloire attendant, au comble de la joie, que Jésus Christ leur adresse l'invitation de le suivre en Paradis: « Venez, les bénis de mon Père! » (Mt 25, 34): ? quel supplice pour les réprouvés! ? ; de l'autre, ils se voient eux-mêmes entourés de démons traînés de force devant le Juge suprême pour entendre leur sentence de condamnation: « Retirez-vous loin de moi! » (Mt 25, 41), leur dira Jésus Christ devant l'univers entier. Quelle confusion écrasante pour eux!

 Ah! Mon Rédempteur, qu'elle ne soit pas perdue pour moi, la mort cruelle que vous avez endurée pour mon salut avec tant d'amour!
 

 2. « Retirez-vous de moi, maudits; allez au feu éternel! » (Mt 25, 41). Voilà leur sentence; voilà leur sort à jamais misérable: vivre éternellement plongés dans le feu, éternellement maudits et séparés de Dieu! Les chrétiens croient-ils à l'existence de l'enfer? Mais alors, comment se fait-il qu'un si grand nombre d'entre eux aillent volontairement au devant d'une condamnation aussi redoutable?

 Ah! Seigneur, au dernier jour, ne serai-je pas moi-même l'un de ces condamnés? Par les mérites de votre Sang, j'espère que non; mais qui m'en donne la certitude? Seigneur, éclairez-moi, faites-moi connaître ce que je dois faire pour éviter cet affreux malheur, hélas! Par trop mérité jusqu'ici. Seigneur, miséricorde!
 

 3. Au milieu de la vallée du jugement, s'ouvrira soudain un grand abîme. Démons et réprouvés y tomberont tous ensemble, et tous ensemble entendront se fermer sur eux ces portes qui resteront fermées éternellement. Ô péché maudit, quelle triste fin tu prépares à tant d'âmes infortunées! Ô malheureux pécheurs, cette fin lamentable sera votre partage pendant toute l'éternité!

 Mon Dieu, quel sera mon sort? Une chose m'épouvante plus que le feu même de l'enfer, c'est l'intolérable pensée d'être à jamais éloigné, séparé de vous, mon unique Bien! Mon bien-aimé Rédempteur, que de fois je vous ai méprisé! Mais maintenant je vous aime plus que tout au monde; je vous aime de tout mon coeur, je sais que le supplice de l'éternel bannissement loin de vous, n'est pas pour ceux qui vous aiment; car ceux qui vous aiment ne peuvent être à jamais séparés de vous. Donnez-moi donc votre amour, faites que je vous aime toujours! Liez-moi, enchaînez-moi, ajoutez chaînes sur chaînes, afin que je sois dans l'impossibilité de me séparer de vous. Puis, faites de moi ce qu'il vous plaît.

 Ô Marie, Avocate des malheureux, ne cessez pas de me protéger.
 

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