31/07/2008

LA VOIE DU SALUT

 
 92 - SENTENCE DES ÉLUS
 

 1. « Venez, les bénis de mon Père » (Mt 25, 34).

 Voilà quelle glorieuse sentence prononcera le souverain Juge sur ceux qui l'auront aimé! Aussi le grand jour du Jugement général sera-t-il pour eux un jour de triomphe. Saint François d'Assise, ayant appris par révélation qu'il était prédestiné (Th. De Celano, Vita prima, DV 213; Fioretti, DV 1112), faillit en mourir de joie à l'instant même: quelle sera donc l'allégresse des élus, lorsqu'ils entendront Jésus Christ les appeler « enfants bénis »: « Venez enfants bénis de mon Père », venez posséder l'héritage de votre divin Père, le bienheureux royaume du paradis!

 Ce royaume, hélas! Je l'ai tant de fois perdu par ma faute; mais, ô mon Jésus, j'espère, par vos mérites, l'obtenir encore. Mon bien-aimé Rédempteur, je vous aime et j'espère.
 

 2. La sentence les a tous proclamés rois. Ils se voient d'avance assis chacun sur un trône, ne formant tous ensemble qu'un coeur et qu'une âme, pour jouir éternellement de Dieu sans crainte de le perdre. Oh! Quelles chaleureuses félicitations mutuelles! Quel bonheur, quelle gloire, de faire leur entrée dans le ciel, la tête ceinte de la couronne royale, en chantant tous ensemble dans les transports de la joie la plus vive les louanges de Dieu! Heureuses, heureuses, les âmes prédestinées à cet éclatant triomphe!

 Ô Dieu de mon âme, que les liens du saint amour m'unissent étroitement à vous, afin qu'en ce dernier jour, j'aie, moi aussi, le bonheur de monter dans votre royaume pour vous louer à jamais. « Éternellement je chanterai, éternellement je chanterai les miséricordes du Seigneur » (Ps 89/88, 2).
 

 3. Ranimons notre foi. Il est certain que nous nous retrouverons un jour dans la vallée du Jugement; il est certain que l'une des deux sentences sera la nôtre, ou la sentence de vie éternelle, ou la sentence de mort éternelle. Avons-nous, en ce moment, l'espoir fondé d'obtenir la sentence favorable? Non? À l'oeuvre sans délai pour nous l'assurer: c'est-à-dire, fuite de toutes les occasions qui pourraient causer notre perte, vie d'étroite union à Jésus Christ par la fréquentation des sacrements, par la méditation, la lecture spirituelle, la prière incessante. L'usage ou la négligence de ces moyens sera pour chacun de nous le gage de notre salut ou de notre réprobation.

 Ô Jésus, mon bien-aimé Sauveur et mon Juge, les mérites de votre Sang me font espérer que vous me bénirez au jugement général; bénissez-moi donc dès maintenant en me pardonnant toutes mes offenses. Dites-moi ce que vous avez dit à Madeleine: « Tes péchés te sont remis » (Lc 7, 48). De tout mon coeur, je me repens de vous avoir offensé; pardonnez-moi. Daignez ajouter à la grâce du pardon celle de vous aimer toujours. Je vous aime, ô mon souverain Bien, je vous aime plus que moi-même, mon Trésor, mon Amour, mon Tout. « Vous êtes le Dieu de mon coeur, et mon partage, pour toujours » (Ps 73/72, 26). Mon Dieu, vous seul et rien de plus!

 Ô Marie, vous pouvez et vous voulez me sauver; je me confie en vous.
 

Ecrire un commentaire