01/08/2008

LA VOIE DU SALUT

 
 93 - LES PÉCHEURS DÉSHONORENT DIEU PAR LEURS PÉCHÉS
 

 1. « Par la violation de la Loi, tu déshonores Dieu » (Rm 2, 23).

 Veux-tu savoir, pécheur, ce que tu fais quand tu pèches? L'Apôtre te répond: « Tu déshonores Dieu. » Au fait, c'est déshonorer Dieu que de lui manquer de respect en face et de déclarer par sa conduite qu'il n'y a pas grand mal à lui désobéir, à faire peu de cas de sa loi.

 Voyez, à vos pieds, ô mon Dieu, l'ingrat que vous avez tant aimé, comblé de tant de bienfaits, et qui, tant de fois, en retour, vous a déshonorés par la transgression de vos divins préceptes. Je mérite mille enfers; mais rappelez-vous que vous êtes mort pour ne pas m'envoyer en enfer.
 

 2. Le pécheur déshonore Dieu, parce qu'il préfère à la divine grâce cette misérable satisfaction, ce vil intérêt, ce caprice, pour lesquels il offense Dieu. En effet, par le consentement au péché, il estime préférables à l'amitié de Dieu cette satisfaction, cet intérêt, ce caprice; il les estime donc supérieurs à Dieu. Quelle honte, quel déshonneur, infligés par le pécheur au souverain Bien!

 Mon Dieu, vous êtes un bien infini. Comment, moi, pauvre ver de terre, ai-je pu vous juger inférieur à l'une de mes basses satisfactions, à l'un de mes caprices? Si je ne savais que vous avez promis de pardonner à qui se repent, je n'oserais vous demander pardon. Ô Bonté infinie, je me repens de vous avoir offensée. Ô plaies de Jésus, donnez-moi confiance.
 

 3. Notre dernière fin, c'est Dieu. Il nous a créés pour lui-même, afin que nous l'aimions et le servions en cette vie, et qu'ensuite nous jouissions de lui dans l'éternité. Or, que faisons-nous, quand nous préférons notre propre satisfaction à la grâce de Dieu? Nous faisons de notre propre satisfaction notre fin dernière; en d'autres termes, nous en faisons notre dieu. Quel déshonneur pour Dieu! Dieu, le Bien infini, se voit échangé contre un misérable et vil objet!

 Mon bien-aimé Rédempteur, je vous ai offensé; mais vous ne voulez pas que je désespère de votre miséricorde; malgré toutes mes ingratitudes, vous ne cessez pas de m'aimer ni de vouloir mon salut. Je reconnais toute la malice de mes outrages; j'en suis souverainement désolé. Plutôt mourir que vous causer encore le moindre déplaisir! Telle est ma résolution; mais je redoute ma faiblesse. Donnez-moi la force de vous être fidèle jusqu'à la mort; je l'espère de votre bonté. Mon Jésus, vous êtes mon Amour et mon Espérance.

 Ô Marie, ce sont vos prières qui doivent me sauver.
 

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