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<title>FeminaNovo.Info - le_religieux_-_mot_de_l_aumonier</title>
<description>Le Libre Journal des femmes qui ne rentrent pas dans les cases !</description>
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<lastBuildDate>Fri, 25 Jul 2008 07:57:32 +0200</lastBuildDate>
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<title>LA VOIE DU SALUT</title>
<link>http://feminanovo.hautetfort.com/archive/2008/08/05/la-voie-du-salut.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
<category>LE RELIGIEUX - Mot de l'aumonier</category>
<pubDate>Tue, 05 Aug 2008 09:30:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;97 - IDENTIFICATION DE NOTRE VOLONTÉ AVEC LA VOLONTÉ DE DIEU&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;1. Le premier effet de l'amour, c'est d'unir les volontés de ceux qui s'aiment. Précisément parce qu'il nous aime, Dieu veut être aimé de nous, et, partant, réclame notre coeur, c'est-à-dire notre volonté: « Mon fils, donne-moi ton coeur » (Pr 23, 26). Toute notre vie, tout notre salut consiste dans l'union de notre volonté à la Volonté divine: celle-ci est, en effet, l'unique règle du juste et du parfait: « La vie est dans sa Volonté » (Ps 30/29, 6). Se tenir uni à la Volonté de Dieu, c'est vivre et se sauver; s'en séparer, c'est mourir et se damner.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Non, mon Dieu, je ne veux plus m'écarter de votre Volonté. Donnez-moi la grâce de vous aimer; puis, disposez de moi comme il vous plaît.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;2. Quelle est l'unique application des âmes vraiment éprises de l'amour de Dieu? C'est de s'identifier (Ce mot seul traduit complètement le mot de saint Alphonse: uniformarsi) toujours plus à sa divine Volonté. Aussi, dans la prière qu'il nous a enseignée, quelle grâce nous fait demander Jésus Christ? Celle d'accomplir la Volonté de Dieu sur la terre avec la même perfection que les élus dans le ciel: « Que votre Volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » Sainte Thérèse offrait sa volonté à la Majesté divine, au moins cinquante fois par jour (Ste Thérèse d'Avila, Avis, n. 30; MA 1051), à l'exemple de David qui s'écrie: « Mon coeur est prêt, ô mon Dieu, mon coeur est prêt » (Ps 57/56, 8). Admirez la puissance d'un acte de parfaite identification à la Volonté divine; d'un coeur pervers il fait un coeur de saint. N'est-ce pas cet acte qui fit, d'un furieux persécuteur de l'Église, un Vase d'élection, l'Apôtre par excellence? « Seigneur, que voulez-vous que je fasse? » (Ac 9, 6), avait interrogé saint Paul, renversé de cheval sur le chemin de Damas.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Mon Dieu, je vous promets de ne plus me plaindre des tribulations que vous m'envoyez. Toutes sont pour mon bien, je le sais. Ma résolution, c'est de dire toujours: « Seigneur, que votre Volonté soit faite! Vous voulez cela, je le veux aussi! » « Oui, mon Père, je vous bénis de ce qu'il vous a plu ainsi » (Jb 1, 21). Votre bon plaisir, c'est le mien.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;3. Voulez-vous savoir si telle âme aime Dieu? Pas de preuve plus préremptoire de son amour vrai, que son habitude de s'identifier tranquillement à la Volonté divine dans les choses fâcheuses qui lui surviennent: pauvreté, maladies, revers, désolations. Dans les peines suscitées par la malice des hommes, nous devons regarder, non la pierre qui nous frappe mais la main de Dieu qui la dirige. Dieu ne veut pas le péché de celui qui nous ravit notre bien, notre réputation, notre vie; mais il veut l'acceptation de cette épreuve comme partie de sa main, à l'exemple du saint homme Job qui se contenta de dire, lorsque les Sabéens le dépouillèrent de sa fortune: « Le Seigneur m'a tout donné, le Seigneur m'a tout enlevé; le bon plaisir de Dieu s'est réalisé; que le nom du Seigneur soit béni! » (Jb 1, 21).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Hélas! Ô mon Dieu, telle ne fut pas ma conduite jusqu'ici! Que de fois, pour faire ma volonté, j'ai méprisé la vôtre! Mais alors je ne vous aimais pas; maintenant, je vous aime plus que moi-même. Aussi, j'embrasse toutes vos saintes décisions; je veux vous plaire en tout. Vous connaissez ma faiblesse: donnez-moi la force de tenir ma résolution.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ô Marie, obtenez-moi la grâce de faire la Volonté de Dieu jusqu'à mon dernier soupir.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;FIN&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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<title>LA VOIE DU SALUT</title>
<link>http://feminanovo.hautetfort.com/archive/2008/08/04/la-voie-du-salut.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
<category>LE RELIGIEUX - Mot de l'aumonier</category>
<pubDate>Mon, 04 Aug 2008 09:30:00 +0200</pubDate>
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&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;96 - QUEL BIEN EST LA GRÂCE DE DIEU!&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;QUEL MAL SA DISGRÂCE!&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;1. Ce que Job dit de la divine Sagesse, on peut l'appliquer à la grâce: « L'homme n'en connaît pas le prix » (Jb 28, 13). Aussi l'échange-t-il contre des riens. En réalité, la divine grâce est un « trésor d'une valeur infinie » (Sg 7, 14), nos Livres saints l'affirment. Aux yeux des païens, ? ils le proclamaient bien haut, ? c'était pure impossibilité que la créature devînt l'amie du Créateur. Ils se trompaient: l'un des effets de la grâce est précisément d'établir une véritable amitié entre l'âme et Dieu. Dieu lui-même appelle son amie, l'âme en état de grâce: « Lève-toi, hâte-toi, mon amie » (Ct 2, 10). « Vous êtes mes amis » (Jn 15, 14).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ainsi donc, ô mon Dieu, aussi longtemps que mon âme conserva l'état de grâce, elle fut votre amie; mais, dès que j'eus le malheur de pécher, elle devint votre ennemie, l'esclave du démon. Vous me donnez le temps de recouvrer votre grâce, je vous en remercie. Mon bien-aimé Seigneur, je me repens de tout mon coeur de l'avoir jadis perdue; ayez pitié de moi; daignez me la rendre, et ne permettez pas que je la reperde jamais.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;2. Combien ne s'estimerait-il pas heureux, le sujet que le roi honorerait de son amitié! Il y aurait pourtant, chez ce sujet, hardiesse excessive à prétendre que le roi le tînt pour son ami; notre âme peut aspirer à l'amitié de Dieu sans excès de hardiesse. Un courtisan dont parle saint Augustin, disait fort sagement: « Si je veux être l'ami de l'empereur, j'y parviendrai difficilement; mais si je veux être l'ami de Dieu, je le deviens à l'instant. Il suffit de le vouloir. » (S. Augustin, Les Confessions, liv. 8, ch. 6, n. 15; PL 32, 755-756, BA 2/14, 41). En effet, un acte de contrition ou d'amour restitue au pécheur l'amitié divine. « Aucune langue ne peut, disait habituellement saint Pierre d'Alcantara, exprimer la grandeur de l'amour que Jésus porte à toute âme en état de grâce. » (S. Pierre d'Alcantara, Trattato dell' orazione e meditazione, P. 1, ch. 4, Rome 1706, 26).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ah! Mon Dieu, dites-moi: suis-je en état de grâce? Il fut un temps où je l'avais perdue, je le sais; mais je ne sais pas si je l'ai recouvrée. Seigneur, je vous aime et me repens de vous avoir offensé: hâtez-vous de me pardonner.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;3. Par contre, combien misérable, l'état d'une âme tombée dans la disgrâce de Dieu! Elle est séparée de son souverain Bien. Elle n'est plus à Dieu, Dieu n'est plus à elle. Dieu ne l'aime plus; que dis-je? Il la hait, elle lui fait horreur. Elle était sa fille, il la bénissait; elle est maintenant son ennemie, il la maudit.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Voilà donc, ô mon Dieu, l'affreux état où j'ai vécu tout le temps que j'ai passé dans votre disgrâce! J'en suis sorti, du moins je l'espère; sinon, que votre main me tire aussitôt de cet abîme! Vous avez promis d'aimer qui vous aime! « J'aime ceux qui m'aiment » (Pr 8, 17). Je vous aime, ô mon Bien suprême; aimez-moi donc aussi; je ne veux plus vivre loin de vous.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ô Marie, secourez l'un de vos serviteurs, qui se recommande à vous.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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<title>LA VOIE DU SALUT</title>
<link>http://feminanovo.hautetfort.com/archive/2008/08/03/la-voie-du-salut1.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
<category>LE RELIGIEUX - Mot de l'aumonier</category>
<pubDate>Sun, 03 Aug 2008 09:30:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;95 - JÉSUS PORTE LA PEINE DE NOS PÉCHÉS&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;1. « Vraiment, c'était nos maladies qu'il portait, et nos douleurs dont il s'était chargé » (Es 53, 4).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ô sainte Foi, si vous ne nous en donniez l'assurance, qui pourrait croire ce prodige: l'homme commet le péché, et c'est le propre Fils de Dieu qui l'expie?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ainsi donc, ô mon Jésus, à moi la faute; à vous le châtiment de la faute! À moi le triste mérite de la mort éternelle de l'enfer; à vous, pour m'en délivrer, la condamnation à mourir sur une croix! En résumé, pour me pardonner, vous n'avez rien voulu pardonner à vous-même... et j'aurai l'abominable hardiesse de vous causer encore le moindre déplaisir! Non, mon bien-aimé Sauveur, je vous dois trop de reconnaissance; la reconnaissance m'oblige par trop à vous aimer. Me voici, je suis à vous. Qu'attendez-vous de moi? Daignez me le dire; car je veux accomplir en tout votre volonté.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;2. « Il a été transpercé à cause de nos iniquités, broyé à cause de nos crimes! » (Es 53, 5).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Contemple, ô mon âme, dans le prétoire de Pilate, ton Dieu flagellé, couronné d'épines, couvert de plaies des pieds à la tête; de toutes ses chairs déchirées coulent des flots de Sang. Écoute-le te dire avec amour: « Ma fille, vois combien tu me coûtes! »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ah! Mon doux Rédempteur, que n'avez-vous pas souffert pour moi! En retour de tant d'amour, comment ai-je pu vous faire tant de peine? Pour ne pas me voir damné, vous avez enduré les pires douleurs, et moi j'ai souvent consenti, pour un rien, à vous perdre! Ah! Maudits plaisirs, je vous hais souverainement; car vous avez jeté mon Sauveur dans un océan de souffrances.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;3. Au souvenir des douleurs de Jésus, sainte Marguerite de Cortone ne pouvait s'empêcher de pleurer amèrement les péchés de sa vie passée: « Marguerite, lui dit un jour le confesseur, assez de larmes! Calmez-vous, Dieu vous a tout pardonné. »&amp;nbsp; ?&amp;nbsp; « Ah! Mon Père, répartit la sainte pécheresse, comment pourrais-je jamais cesser de pleurer mes péchés, sur lesquels Jésus Christ a pleuré toute sa vie? » (Sur ce sujet voir D. Thomissen, Vie de sainte Marguerite de Cortone, liv. 3, ch. 2, Bruxelles 1893, 260-263).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Moi aussi, ô mon bien-aimé Jésus, j'ai, par mes péchés, rempli votre vie d'amertume. Sainte Marguerite a su pleurer ses fautes; elle a su vous aimer; mais moi, quand donc commencerai-je à pleurer vraiment les miennes, à vous aimer? Je me repens, ô Bien suprême, de vous avoir affligé. Je vous aime, ô mon Rédempteur, plus que moi-même. Je vous en supplie, attirez-vous tout mon coeur, embrasez-moi tout entier de votre saint amour; ne permettez pas que je paie plus longtemps d'ingratitude le grand nombre de vos bienfaits.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ô Marie, vous pouvez par vos prières m'élever à la sainteté: faites-le par amour pour Jésus Christ.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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<title>LA VOIE DU SALUT</title>
<link>http://feminanovo.hautetfort.com/archive/2008/08/03/la-voie-du-salut.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
<category>LE RELIGIEUX - Mot de l'aumonier</category>
<pubDate>Sat, 02 Aug 2008 09:30:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;b&gt;94 - JOIE DE JÉSUS RETROUVANT LA BREBIS PERDUE&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;1. On lit, dans l'évangéliste saint Luc: Un berger possédait cent brebis; il en perdit une. Aussitôt, laissant les quatre-vingt-dix-neuf dans le désert, il court à la recherche de l'autre. Il la trouve, l'embrasse avec joie; puis, il la met sur ses épaules. De retour chez lui: « Venez, dit-il à ses amis, réjouissez-vous avec moi; car j'ai retrouvé ma brebis perdue » (Lc 15, 4-6). Ce berger plein d'amour, c'est Jésus Christ.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ô mon divin Pasteur, la brebis perdue, c'est moi; vous m'avez tant cherché qu'enfin vous m'avez retrouvé; je l'espère fermement. Vous m'avez retrouvé, et je vous ai retrouvé. Pourrai-je jamais avoir le coeur de vous quitter encore, ô mon bien-aimé Seigneur? Ce malheur demeure possible. Je vous en supplie, ô mon Amour, ne permettez pas que je vous abandonne et vous perde de nouveau.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;2 Mais pourquoi, ô mon Jésus, invitez-vous vos amis à se réjouir avec vous du recouvrement de la brebis perdue? Vous deviez plutôt les inviter à se réjouir avec elle, à la féliciter d'avoir retrouvé son Dieu, son souverain Bien. Vous portez à mon âme un amour tellement grand, ? c'est ce que vous voulez m'enseigner, ? un amour tellement profond, que vous faites votre bonheur de l'avoir retrouvée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ah! Mon doux Rédempteur, puisque vous m'avez retrouvé, daignez m'attacher étroitement à vous: mieux encore, daignez m'enchaîner à vous par les liens imbrisables de votre amour, afin que je vous aime toujours et ne vous quitte plus jamais. Je vous aime, ô Bonté infinie; j'espère vous aimer éternellement et vous être éternellement fidèle.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;3. À peine le pécheur, contrit et humilié, a-t-il élevé sa voix vers le Seigneur pour implorer grâce et miséricorde, que le Seigneur l'exauce et lui pardonne: « À ton premier cri, il te fera grâce; dès qu'il t'aura entendu, il t'exaucera » (Es 30, 19), affirme le prophète.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Me voici donc à vos pieds, ô mon Dieu; c'est la douleur de vous avoir si souvent offensé qui me fait réclamer votre pitié et votre pardon. Quelle réponse ferez-vous à ma prière? Daignez vous hâter de m'exaucer et de me pardonner. Je ne puis supporter plus longtemps d'être éloigné de vous et privé de votre amitié. Vous êtes une Bonté infinie, digne, par conséquent, d'un amour infini. Si, par le passé, j'ai méprisé votre grâce, maintenant je la mets au-dessus de tous les royaumes de du monde. Cependant, puisque je n'ai pas craint de vous offenser, je vous supplie d'exercer contre moi votre juste vengeance; mais, je vous en conjure, ne vous venger pas en me rejetant loin de vous, mais en m'inspirant une contrition si vive, qu'elle me fasse pleurer le reste de ma vie les amertumes dont mes péchés abreuvèrent votre coeur. Seigneur, Seigneur, je vous aime de toute mon âme; sachez-le bien, je ne saurais plus vivre sans vous aimer. Aidez-moi de votre grâce.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Vous aussi, ô Marie, aidez-moi de vos prières.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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<title>LA VOIE DU SALUT</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
<category>LE RELIGIEUX - Mot de l'aumonier</category>
<pubDate>Fri, 01 Aug 2008 09:30:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;b&gt;93 - LES PÉCHEURS DÉSHONORENT DIEU PAR LEURS PÉCHÉS&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;1. « Par la violation de la Loi, tu déshonores Dieu » (Rm 2, 23).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Veux-tu savoir, pécheur, ce que tu fais quand tu pèches? L'Apôtre te répond: « Tu déshonores Dieu. » Au fait, c'est déshonorer Dieu que de lui manquer de respect en face et de déclarer par sa conduite qu'il n'y a pas grand mal à lui désobéir, à faire peu de cas de sa loi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Voyez, à vos pieds, ô mon Dieu, l'ingrat que vous avez tant aimé, comblé de tant de bienfaits, et qui, tant de fois, en retour, vous a déshonorés par la transgression de vos divins préceptes. Je mérite mille enfers; mais rappelez-vous que vous êtes mort pour ne pas m'envoyer en enfer.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;2. Le pécheur déshonore Dieu, parce qu'il préfère à la divine grâce cette misérable satisfaction, ce vil intérêt, ce caprice, pour lesquels il offense Dieu. En effet, par le consentement au péché, il estime préférables à l'amitié de Dieu cette satisfaction, cet intérêt, ce caprice; il les estime donc supérieurs à Dieu. Quelle honte, quel déshonneur, infligés par le pécheur au souverain Bien!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Mon Dieu, vous êtes un bien infini. Comment, moi, pauvre ver de terre, ai-je pu vous juger inférieur à l'une de mes basses satisfactions, à l'un de mes caprices? Si je ne savais que vous avez promis de pardonner à qui se repent, je n'oserais vous demander pardon. Ô Bonté infinie, je me repens de vous avoir offensée. Ô plaies de Jésus, donnez-moi confiance.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;3. Notre dernière fin, c'est Dieu. Il nous a créés pour lui-même, afin que nous l'aimions et le servions en cette vie, et qu'ensuite nous jouissions de lui dans l'éternité. Or, que faisons-nous, quand nous préférons notre propre satisfaction à la grâce de Dieu? Nous faisons de notre propre satisfaction notre fin dernière; en d'autres termes, nous en faisons notre dieu. Quel déshonneur pour Dieu! Dieu, le Bien infini, se voit échangé contre un misérable et vil objet!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Mon bien-aimé Rédempteur, je vous ai offensé; mais vous ne voulez pas que je désespère de votre miséricorde; malgré toutes mes ingratitudes, vous ne cessez pas de m'aimer ni de vouloir mon salut. Je reconnais toute la malice de mes outrages; j'en suis souverainement désolé. Plutôt mourir que vous causer encore le moindre déplaisir! Telle est ma résolution; mais je redoute ma faiblesse. Donnez-moi la force de vous être fidèle jusqu'à la mort; je l'espère de votre bonté. Mon Jésus, vous êtes mon Amour et mon Espérance.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ô Marie, ce sont vos prières qui doivent me sauver.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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<title>LA VOIE DU SALUT</title>
<link>http://feminanovo.hautetfort.com/archive/2008/07/31/la-voie-du-salut.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
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<pubDate>Thu, 31 Jul 2008 09:30:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;92 - SENTENCE DES ÉLUS&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;1. « Venez, les bénis de mon Père » (Mt 25, 34).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Voilà quelle glorieuse sentence prononcera le souverain Juge sur ceux qui l'auront aimé! Aussi le grand jour du Jugement général sera-t-il pour eux un jour de triomphe. Saint François d'Assise, ayant appris par révélation qu'il était prédestiné (Th. De Celano, Vita prima, DV 213; Fioretti, DV 1112), faillit en mourir de joie à l'instant même: quelle sera donc l'allégresse des élus, lorsqu'ils entendront Jésus Christ les appeler « enfants bénis »: « Venez enfants bénis de mon Père », venez posséder l'héritage de votre divin Père, le bienheureux royaume du paradis!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ce royaume, hélas! Je l'ai tant de fois perdu par ma faute; mais, ô mon Jésus, j'espère, par vos mérites, l'obtenir encore. Mon bien-aimé Rédempteur, je vous aime et j'espère.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;2. La sentence les a tous proclamés rois. Ils se voient d'avance assis chacun sur un trône, ne formant tous ensemble qu'un coeur et qu'une âme, pour jouir éternellement de Dieu sans crainte de le perdre. Oh! Quelles chaleureuses félicitations mutuelles! Quel bonheur, quelle gloire, de faire leur entrée dans le ciel, la tête ceinte de la couronne royale, en chantant tous ensemble dans les transports de la joie la plus vive les louanges de Dieu! Heureuses, heureuses, les âmes prédestinées à cet éclatant triomphe!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ô Dieu de mon âme, que les liens du saint amour m'unissent étroitement à vous, afin qu'en ce dernier jour, j'aie, moi aussi, le bonheur de monter dans votre royaume pour vous louer à jamais. « Éternellement je chanterai, éternellement je chanterai les miséricordes du Seigneur » (Ps 89/88, 2).&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;3. Ranimons notre foi. Il est certain que nous nous retrouverons un jour dans la vallée du Jugement; il est certain que l'une des deux sentences sera la nôtre, ou la sentence de vie éternelle, ou la sentence de mort éternelle. Avons-nous, en ce moment, l'espoir fondé d'obtenir la sentence favorable? Non? À l'oeuvre sans délai pour nous l'assurer: c'est-à-dire, fuite de toutes les occasions qui pourraient causer notre perte, vie d'étroite union à Jésus Christ par la fréquentation des sacrements, par la méditation, la lecture spirituelle, la prière incessante. L'usage ou la négligence de ces moyens sera pour chacun de nous le gage de notre salut ou de notre réprobation.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ô Jésus, mon bien-aimé Sauveur et mon Juge, les mérites de votre Sang me font espérer que vous me bénirez au jugement général; bénissez-moi donc dès maintenant en me pardonnant toutes mes offenses. Dites-moi ce que vous avez dit à Madeleine: « Tes péchés te sont remis » (Lc 7, 48). De tout mon coeur, je me repens de vous avoir offensé; pardonnez-moi. Daignez ajouter à la grâce du pardon celle de vous aimer toujours. Je vous aime, ô mon souverain Bien, je vous aime plus que moi-même, mon Trésor, mon Amour, mon Tout. « Vous êtes le Dieu de mon coeur, et mon partage, pour toujours » (Ps 73/72, 26). Mon Dieu, vous seul et rien de plus!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ô Marie, vous pouvez et vous voulez me sauver; je me confie en vous.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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<title>LA VOIE DU SALUT</title>
<link>http://feminanovo.hautetfort.com/archive/2008/07/30/la-voie-du-salut.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
<category>LE RELIGIEUX - Mot de l'aumonier</category>
<pubDate>Wed, 30 Jul 2008 09:30:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;91 - SENTENCE DES RÉPROUVÉS AU JUGEMENT GÉNÉRAL&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;1. Considère, ô mon âme, quel supplice et quelle confusion doivent subir les réprouvés au dernier jour du monde! Ils sont témoins d'un double spectacle: d'un côté, les élus resplendissants de gloire attendant, au comble de la joie, que Jésus Christ leur adresse l'invitation de le suivre en Paradis: « Venez, les bénis de mon Père! » (Mt 25, 34): ? quel supplice pour les réprouvés! ? ; de l'autre, ils se voient eux-mêmes entourés de démons traînés de force devant le Juge suprême pour entendre leur sentence de condamnation: « Retirez-vous loin de moi! » (Mt 25, 41), leur dira Jésus Christ devant l'univers entier. Quelle confusion écrasante pour eux!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ah! Mon Rédempteur, qu'elle ne soit pas perdue pour moi, la mort cruelle que vous avez endurée pour mon salut avec tant d'amour!&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;2. « Retirez-vous de moi, maudits; allez au feu éternel! » (Mt 25, 41). Voilà leur sentence; voilà leur sort à jamais misérable: vivre éternellement plongés dans le feu, éternellement maudits et séparés de Dieu! Les chrétiens croient-ils à l'existence de l'enfer? Mais alors, comment se fait-il qu'un si grand nombre d'entre eux aillent volontairement au devant d'une condamnation aussi redoutable?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ah! Seigneur, au dernier jour, ne serai-je pas moi-même l'un de ces condamnés? Par les mérites de votre Sang, j'espère que non; mais qui m'en donne la certitude? Seigneur, éclairez-moi, faites-moi connaître ce que je dois faire pour éviter cet affreux malheur, hélas! Par trop mérité jusqu'ici. Seigneur, miséricorde!&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;3. Au milieu de la vallée du jugement, s'ouvrira soudain un grand abîme. Démons et réprouvés y tomberont tous ensemble, et tous ensemble entendront se fermer sur eux ces portes qui resteront fermées éternellement. Ô péché maudit, quelle triste fin tu prépares à tant d'âmes infortunées! Ô malheureux pécheurs, cette fin lamentable sera votre partage pendant toute l'éternité!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Mon Dieu, quel sera mon sort? Une chose m'épouvante plus que le feu même de l'enfer, c'est l'intolérable pensée d'être à jamais éloigné, séparé de vous, mon unique Bien! Mon bien-aimé Rédempteur, que de fois je vous ai méprisé! Mais maintenant je vous aime plus que tout au monde; je vous aime de tout mon coeur, je sais que le supplice de l'éternel bannissement loin de vous, n'est pas pour ceux qui vous aiment; car ceux qui vous aiment ne peuvent être à jamais séparés de vous. Donnez-moi donc votre amour, faites que je vous aime toujours! Liez-moi, enchaînez-moi, ajoutez chaînes sur chaînes, afin que je sois dans l'impossibilité de me séparer de vous. Puis, faites de moi ce qu'il vous plaît.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ô Marie, Avocate des malheureux, ne cessez pas de me protéger.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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<title>LA VOIE DU SALUT</title>
<link>http://feminanovo.hautetfort.com/archive/2008/07/29/la-voie-du-salut.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
<category>LE RELIGIEUX - Mot de l'aumonier</category>
<pubDate>Tue, 29 Jul 2008 09:30:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;b&gt;90 - L'AMOUR TRIOMPHE DE DIEU&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;1. Notre Dieu est tout-puissant: qui donc pourrait le vaincre et lui faire la loi? Pourtant dit sait Bernard, « L'amour triomphe de Dieu » (S. Bernard, Cantique des Cantiques, sermon 64, n. 10; PL 183, 1088; BG 661). De fait, un amour vainquit le coeur de Dieu: ce fut son amour pour les hommes, qui le réduisit à mourir sur un gibet infâme afin de les sauver.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ô Amour infini, malheur à qui ne vous aime pas!&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;2. Si quelqu'un privé des lumières de la foi, passant par le Calvaire le jour où Jésus Christ mourut sur la croix, avait demandé quel était ce criminel crucifié, horriblement déchiqueté des pieds à la tête, quel n'aurait pas été son étonnement d'entendre cette réponse: « C'est le Fils de Dieu, vrai Dieu comme son Père! » Puis, qu'aurait-il dit, sinon ce que disaient les païens: « Folie que cela? » En effet, au témoignage du pape saint Grégoire-le-Grand, « les païens estimaient pure folie de croire en Dieu, l'Auteur de la vie, était mort pour les hommes, ses créatures. » (S. Grégoire le Grand, Les Évangiles, liv. 1, homélie 6; PL 76, 1096). Nous-mêmes, n'appellerions-nous pas folie la décision d'un roi qui, par amour pour un vermisseau, se ferait vermisseau lui-même? À combien plus forte raison devons-nous, semble-t-il, appeler folie le choix d'un Dieu qui, par amour pour les hommes, se fait homme lui-même, et meurt sur une croix! Aussi saint Marie-Madeleine de Pazzi, considérant l'amour sans mesure que Dieu nous porte, s'écrie-t-elle dans une extase: « Mon Jésus, vous êtes fou d'amour! » (G. Puccini, Vita della ven. Suor M. Maddalena de' Pazzi, P. 1, ch. 2, Florence 1611, 18).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;C'est ce Dieu que moi, misérable, je n'ai pas aimé, et tant offensé!&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;3. Ô mon âme, lève les yeux, regarde attentivement la Croix. Ce crucifié, en proie à toutes les douleurs du corps, à toutes les angoisses de l'âme, ce crucifié, dont l'agonie va se terminer par une mort de pure douleur, sans mélange de la moindre consolation, qui est-il? C'est ton Dieu, tu ne l'ignores pas. S'il est ton Dieu, comme tu le crois fermement, demande-toi quelle force inconnue a pu le réduire à ce lamentable état. « Qui donc a pu faire cela? Interroge saint Bernard. C'est l'amour, répond-il, l'amour oublieux de sa dignité. » (S. Bernard, Sermon 64, n. 10; PL 183, 1088; BG 661).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;L'amour, en effet, ne recule devant aucune peine, aucun opprobre, quand il s'agit de se manifester et de faire du bien à la personne aimée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Pourquoi donc, ô mon Jésus, avez-vous tant souffert sur ce gibet infâme? Parce que vous m'avez aimé sans mesure: si vous m'aviez moins aimé, vous auriez moins souffert. Je vous aime, ô mon Rédempteur, je vous aime de tout mon coeur. Vous, mon Dieu, ne m'avez refusé ni votre Sang ni votre vie: comment pourrais-je vous refuser une seule fibre de mon coeur? Je vous aime, ô Jésus, mon Amour, mon Tout.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ô sainte Vierge Marie, embrassez-moi d'amour pour Jésus.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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<title>LA VOIE DU SALUT</title>
<link>http://feminanovo.hautetfort.com/archive/2008/07/28/la-voie-du-salut.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
<category>LE RELIGIEUX - Mot de l'aumonier</category>
<pubDate>Mon, 28 Jul 2008 09:30:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;b&gt;89 - L'ABUS DES GRÂCES&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;1. Toutes les grâces que Dieu nous accorde, ? lumières, appels, bonnes pensées, ? sont le prix du Sang versé de Jésus Christ. Pour que l'homme pût les recevoir, il fallut que le Fils de Dieu subît la mort et, par les mérites de sa mort, rendît l'homme capable des divines faveurs. Celui, donc, qui méprise les grâces de Dieu, c'est-à-dire n'en fait pas un bon usage, méprise le Sang et la Mort d'un Dieu. Quelle fut la cause de la damnation de tant de chrétiens qui gémissent maintenant en enfer, en proie au désespoir? Ce mépris énorme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Mon Dieu, je devrais, moi aussi, verser des larmes inutiles en compagnie de ces malheureux désespérés. Je puis maintenant pleurer mes péchés dans l'espérance de votre pardon: je vous remercie de cette grâce que me fait votre miséricorde.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;2. À l'heure actuelle, les damnés connaissent parfaitement deux choses: la valeur de la grâce et la gravité du crime qu'ils ont commis en la méprisant; aussi quel cruel supplice leur cause, ? supplice éternel, ? le souvenir des grâces reçues de Dieu!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Mon bien-aimé Rédempteur, éclairez-moi, faites-moi comprendre combien je suis obligé de vous aimer, puisque, au lieu de me punir de mon ingratitude, au lieu de m'abandonner dans mes péchés, vous n'avez fait que multiplier vos lumières et vos tendres invitations. Aujourd'hui même, vous m'appelez de nouveau: je m'empresse de répondre que je veux être à vous, et pour toute l'éternité.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;3. Réfléchis, ô mon âme, que si le Seigneur avait favorisé quelque infidèle des grâces qu'il t'a faites, cet infidèle serait maintenant un chrétien affermi dans la vertu. Toi, qu'as-tu fait jusqu'ici, sinon entasser péchés sur péchés pendant que Dieu t'accordait grâces sur grâces? Si tu persévères dans cette funeste voie, est-il possible que Dieu te supporte plus longtemps et ne t'abandonne pas bientôt? Hâte-toi de mettre fin à tes ingratitude; tremble que cette nouvelle résistance n'éloigne à jamais de toi toute lumière et toute faveur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Vous ne m'avez que trop supporté, ô mon Dieu! Je ne veux plus provoquer votre colère. Qu'est-ce que j'attends pour me convertir? Que vous m'ayiez abandonné? Ah! « Ne me rejetez pas de devant votre face » (Ps 51/50, 13). Car je veux vous aimer de tout mon coeur, m'appliquer à faire votre bon plaisir. Vous le méritez. Donnez-moi la force de tenir ma parole.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Ô Marie, Mère de Dieu, aidez-moi de vos prières.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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<title>LA VOIE DU SALUT</title>
<link>http://feminanovo.hautetfort.com/archive/2008/07/27/la-voie-du-salut.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
<category>LE RELIGIEUX - Mot de l'aumonier</category>
<pubDate>Sun, 27 Jul 2008 09:30:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;b&gt;88 - LE PÉCHEUR CHASSE DIEU DE SON ÂME&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;1. Le Seigneur aime toute âme dont il est aimé; il habite dans cette âme, il en fait sa demeure tant qu'elle ne le chasse pas par le péché: « Dieu, dit le concile de Trente, n'abandonne que s'il est abandonné. » (Denzinger-Schönmetzer, Enchiridion Symbolorum, Fribourg 1976, n. 1537; G. Dumeige, La Foi Catholique, 2 éd., Paris 1961, n. 570). À quel moment précis l'âme chasse-t-elle Dieu? C'est au moment, où, sciemment, délibérément, elle donne son consentement au péché mortel. Le péché mortel est une façon de dire à Dieu: « Allez-vous en; je ne veux plus habiter avec vous. » C'est l'enseignement de l'Écriture: « Ils disent à Dieu: 'Retire-toi loin de nous' » (Jb 21, 14).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;En péchant, ô mon Dieu, j'ai donc eu la triste hardiesse de vous bannir de mon âme et de ne plus vouloir vivre avec vous; mais vous ne voulez pas que je me désespère; vous voulez que je me repente et vous aime. Oui, je me repens, ô mon Jésus, de vous avoir offensé; je vous aime plus que toutes choses.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;2. Dieu ne peut habiter avec le péché; il est obligé de se séparer d'une âme où le péché fait son entrée. Le pécheur le sait. Par son consentement au péché, il tient à Dieu ce langage: « Vous ne pouvez habiter chez moi qu'à la condition de me voir renoncer au péché; sinon, vous partez. Eh bien! Partez donc. Je préfère vous perdre, que de perdre le plaisir inhérent à mon péché. » À&amp;nbsp; l'instant même où Dieu quitte l'âme, le démon entre pour en prendre possession. C'est ainsi que le pécheur chasse son Dieu qui l'aime, et se fait l'esclave d'un tyran qui le hait.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Telle fut pourtant ma conduite par le passé, Seigneur. Je vous en conjure, daignez me faire part de cette horreur que vous avez ressentie au jardin de Gethsémani pour mes iniquités. Ah! Mon Bien-aimé Rédempteur, que ne vous ai-je jamais offensé!&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;3. « Sors, esprit immonde, et fais place au Saint Esprit. » (Rituel Romain en latin: tit. 2, ch. 2, Ordo baptismi parvulorum).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Voilà l'ordre que le prêtre intime au démon, quand il baptise un enfant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;« Sortez de mon âme, Seigneur, et cédez la place au démon. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Voilà l'ordre qu'un homme en état de grâce intime à Dieu, quand il commet le péché mortel.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Assurément, ô mon Dieu, belle reconnaissance; oui, belle reconnaissance, souvent renouvelée, pour l'amour que vous m'avez porté! Vous êtes descendu du ciel pour me chercher, moi, brebis perdue; je n'ai guère fait que vous fuir et vous repousser. Maintenant j'embrasse vos pieds sacrés et je suis fermement résolu de ne plus jamais me séparer de vous, ô mon bien-aimé Seigneur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;Vous, Marie, ma Reine, ne m'abandonnez pas.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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