08/12/2007

L'IMMACULEE CONCEPTION

 
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07/09/2007

CITATION DU JOUR

« Ne suivez pas la voie de l'orgueil mais celle de l'humilité. Allez à contre-courant, n'écoutez pas les voix qui sont nombreuses à faire la propagande de modèles de vie fondés sur l'arrogance et la violence, le succès à tout prix, l'apparence et les possessions matérielles. »

Benoît XVI, Sanctuaire Notre Dame de Lorette, 02-09-2007
 
 
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31/05/2007

LA VISITATION DE LA VIERGE MARIE

 
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En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers le haut pays, dans une ville de Juda. Elle entra chez Zacharie et salua Élisabeth.
 
Or, dès qu'Élisabeth eut entendu la salutation de Marie, l'enfant tressaillit dans son sein et Élisabeth fut remplie du Saint Esprit. Alors elle poussa un grand cri et dit : « Tu es bénie entre les femmes, et béni le fruit de son sein ! Et comment m'est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? Car, vois-tu, dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein. Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! »

 
Marie dit alors :
 
« Mon âme exalte le Seigneur,
et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur,
parce qu'il a jeté les yeux sur son humble servante.
Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse,
car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses.
Saint est son nom,
et sa miséricorde s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Il a déployé la force de son bras,
il a dispersé les hommes au cœur superbe.
il a renversé les potentats de leurs trônes
et élevé les humbles.
Il a rassasié de biens les affamés
et renvoyé les riches les mains vides.
Il a porté secours à Israël son serviteur,
se souvenant de sa miséricorde
- ainsi qu'il l'avait promis à nos pères -
en faveur d'Abraham et de sa descendance à jamais ! »

Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.

 
( Évangile selon saint Luc, chapitre 1, versets 39-45 et versets 46-56 )
 
 

31/01/2007

LA SAINTE MESSE CATHOLIQUE

07/01/2007

RETRAITE DU ROSAIRE

 
Allez donc faire une Retraite du Rosaire”, m'avait recommandé mon curé. Une Retraite du Rosaire ? Dans mon imaginaire, ça sonnait comme une sorte de thé de vieilles dames, un papotage paisible sur les mérites comparés du manteau bleu ciel et du voile rose bonbon de la Sainte Vierge. J'y allais quand même.
Et je découvris tout autre chose. Imaginez, sur les hauts de Poissy, entre route et autoroute, Seine et voie ferrée, au cœur des cités ouvrières et des usines, un parc immense. Une “Part-Dieu”, vraiment, symbole de la part que nous abandonnons à Dieu dans notre géhenne de vie. Un morceau de nature belle et noble, mais assiégée par le chaos de la singerie moderne (...).
Au centre du parc, une grande bâtisse, moderne et simple à l'extérieur, chaleureuse et pratique à l'intérieur. Pierre blonde, bois dorés, sols dallés, recoins doucement éclairés et simplement meublés de fauteuils où l'on peut savourer le silence, beaux livres et vitrines, meubles rustiques et œuvres d'art religieux sauvés des brocanteurs, chapelles douces et accueillantes, tout invite ici au recueillement, à la méditation et à la prière (...).

La libération du silence

Le silence est exigé par les prédicateurs. Pas seulement le silence de la parole mais le silence des signes, des regards, des sourires, des hochements de tête, des clins d'œil, des gestes. Le silence absolu. L'effet est foudroyant : dès le premier soir, l'autre disparaît.
Il n'est pas rejeté, il perd simplement son identité. Plus de femme, plus d'homme, plus d'aimable drôle ni de vieux ronchon, plus de modèle de bonne éducation ni de goret mal embouché, personne n'est sympathique ou antipathique, jeune ou vieux, laid ou beau (...).
On pourrait croire la chose gênante, contraire même à la charité. C'est l'inverse. Tout manquement à la muette courtoisie est si vivement ressenti qu'on l'évite comme une incongruité.
Alors le monde extérieur cesse simplement d'exister. On n'attend ni nouvelle, ni information. On devient indifférent à tout ce qui agite l'extérieur.

Un volcan à domestiquer

La vie intérieure, du coup, se révèle volcanique : un bouillonnement d'idées, de réflexions, de sentiments, d'impressions, une agitation perpétuelle que seule la discipline de la prière parvient à apaiser.
L'oraison en est bouleversée. II est difficile de maîtriser cet esprit qui caracole dans le silence comme un poulain lâché dans une prairie ! Mais qu'on lui passe le licol et l'effet est ahurissant : précision des images, abondance des références, intelligence accrue des signes, on est enivré par cette nouvelle liberté et ce délié inconnu de l'âme (... ).

Loin d'être un désert, la vie intérieure se révèle une jungle bruissant de mille cris, un shéol d'où montent les gémissements des damnés, une prison où l'essentiel croupit, enchaîné par le futile.
D'abord abasourdi par le vacarme mental que libère le silence, on ose prêter l'oreille, on filtre, on écarte telle pensée, on interrompt telle divagation. Et, tout étonné de voir comme la pétaudière se calme, on réapprend à écouter et à comprendre. On retrouve une acuité de perception, une attention que l'on croyait perdues à jamais.

Pas question de s'endormir

Au point que, lors des instructions, on parvient non seulement à entendre le prédicateur, à suivre le fil de son propos, mais encore à en noter les grandes lignes et à saisir, en outre, ses propres réflexions, ses propres idées et les commentaires qui, jaillis du choc de la parole avec l'esprit du retraitant, vont alimenter l'oraison.
Désembué, dégraissé, décrassé par le détergent du silence, le cerveau s'ouvre à la prédication.

Et là, quelle surprise ! On est loin du thé de vieilles dames. La Retraite du Rosaire, c'est, dans un flacon étiqueté “eau de mélisse”, un alcool fort et qui décape. Une vague de spiritualité virile, de force intellectuelle, un sursaut de dignité dans l'acceptation de la nature imparfaite de l'homme.
Pas question de s'endormir au son de la voix du prédicateur. On est empoigné, secoué, bousculé.
II y a quelque chose de physique dans les sujets traités. Rien d'une vague rêverie mystique. Ce sont de vraies histoires, fortes, surprenantes, scandaleuses parfois. Les personnages de l'Ecriture sont des hommes et des femmes qui vivent vraiment, qui connaissent la joie, la souffrance et la gloire.
Lorsqu'ils se font connaître, on est culbuté comme à Gethsémani les Grands Prêtres et les Pharisiens foudroyés par la parole du Christ :“Je suis celui que vous cherchez. On est avec la Vierge quand, jeune fille tout juste promise à un homme de la Maison de David, et apprenant d'un ange que “l' Esprit du Très-Haut la couvrira de son ombre”, elle a cette réponse foudroyante de beauté et de foi : “Qu'il me soit fait selon votre parole.
On est avec le Christ dans la Via Dolorosa encombrée du peuple qui quelques jours plus tôt L'acclamait et qui aujourd'hui Le conspue. Avec Lui, on lit la vérité de l'Homme dans les visages qui se tournent vers le Sien. On est au pied de la Croix, quand monte au ciel le terrible cri : “Eli, Eli, Lama sabactani !
Pendant quatre jours pleins, dans une intimité de chaque instant, on vit littéralement le Rosaire. On ne l'écoute pas, on ne l'étudie pas, on ne le décortique pas. On le vit.

L'oiseau et le Laboureur

Cette vie, ils sont deux prêtres qui la font passer.
Feu et glace, sang et eau, roc et sable.
L'un file sa prédication comme un laboureur pousse sa charrue. De temps en temps, il s'arrête et contemple le chemin parcouru. Puis, comme d'un rameau planté au bout du sillon, il marque la tâche d'une citation de saint Thomas à méditer, et repart, l'oeil fixé sur ses notes (...)
L'autre évoque un grand milan blanc. Depuis son aire, il scrute le mystère. D'un coup d'aile il s'élève, prend de l'altitude en grands cercles concentriques et cherche. Soudain, son regard perçant devine, là-bas, bien loin, un aspect de la Veritas, cette proie que trente générations de dominicains ont traquée sans relâche.
C'est une idée, une citation, une référence, une image. II plonge, saisit sa proie, la ramène d'un trait, l'inspecte, l'examine et,“Contemplata aliis tradere”, en nourrit les retraitants jusqu'à ne laisser qu'os et poil.
Parfois, une idée plus forte ou plus neuve lui fait venir un rire de joie pure. Comme En fait, si un froissement d'aile.
Ces deux maîtres alternés, ces deux méthodes balancées font merveille. Nulle routine, nulle lassitude. La vérité ainsi prêchée voit sa saveur accrue, sa fécondité.
Alors qu'on croit en avoir extrait la substance même, on est tout étonné, à l'oraison, de parvenir à l'enrichir encore.

Le secret de l'oraison

L'oraison. Voilà toute l'affaire ! A ce jour, je n'en avais l'expérience que comme d'un silence sec et désespérant. Un échange de mutismes. “Je L'avise et Il m'avise”, répondait le paysan au Curé d'Ars qui lui demandait le secret de ses stations devant le Tabernacle. J'aurais pu, quant à moi, répondre : “Je ne dis rien et il se tait”. Depuis cette retraite du Rosaire, au moins je parle, j'interroge, j'avise en somme.
Peut-être un jour apprendrai-je à écouter. Le secret n'est pas bien grand.
Dès la première instruction, il nous a été découvert : “Une oraison d'un quart d'heure, c'est une oraison d'un quart d'heure, je vous demande donc de rester en oraison jusqu'à la fin du quart d'heure.”
Calcul de laboureur qui ne veut pas que le garçon de ferme le vole sur la tâche ? Pas du tout !
En fait si l'on n'impose pas une durée précise à son cerveau et à son corps, le temps d'oraison se passe à gigoter sur place et à vagabonder par l'esprit en attendant qu'un délai suffisamment courtois soit écoulé... Cela dépasse rarement cinq minutes.

Frappez, on vous ouvrira !

En revanche, si l'on sait que, quoi qu'il arrive, on y est collé pour un quart d'heure, on finit par se dire qu'à tout prendre, autant essayer. Et, tout simplement, on se met à poser dans l'ordre et avec discipline, les actes de l'oraison selon, bien sûr, le Docteur Angélique. Et ça marche.
Oh ! ne rêvons pas, ce n'est pas une ligne directe avec le Ciel. Le Tout-Puissant ne répond pas quand on le sonne. Mais au moins, on a la certitude bienfaisante de n'avoir pas perdu son temps en l'offrant au Seigneur et en faisant, comme disait saint Jean-Marie Vianney, “un peu de vacarme à la porte du Bon Dieu”. Et puis peut-être qu'un jour, “Il nous avisera”, nous aussi.

Serge de Beketch

  
 
 

21/12/2006

ABBAYE DU BARROUX

 Le Mystère des Moines
 
Les moines ont fait l'Europe,
mais ils ne l'ont pas fait exprès.
Leur aventure est d'abord, sinon exclusivement,
une aventure intérieure,
dont l'unique mobile est la soif.
La soif d'absolu.
La soif d'un autre monde,
de vérité et de beauté,
que la liturgie avive,
au point d'orienter le regard
vers les choses éternelles ;
au point de faire du moine
un homme tendu de tout son être
vers la réalité qui ne passe pas.
Avant d'être des académies de science
et des carrefours de la civilisation,
les monastères sont des doigts silencieux
dressés vers le ciel,
le rappel obstiné, intraitable,
qu'il existe un autre monde,
dont celui-ci n'est que l'image,
qu'il annonce et qu'il préfigure.
 
 
 L'abbaye du Barroux édite tous les trois mois un bulletin de 4 ou 8 pages avec un éditorial du Père Abbé, la chronique du monastère, des nouvelles de la fondation et différents textes spirituels. Télécharger ici le dernier numéro (240 k) ou consulter les archives : pour disposer du logiciel Acrobat Reader, cliquez ici :    

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20/12/2006

LA LETTRE SPIRITUELLE

 
La Lettre Spirituelle

 

L'Abbaye Saint Joseph de Clairval, située au diocèse de Dijon, en France, est une communauté de moines vivant selon la Règle de Saint Benoît, dans l'obéissance à la Hiérarchie catholique.

«Par leur vie consacrée, les moines affirment le primat de Dieu et des biens à venir dans l'imitation du Christ chaste, pauvre et obéissant.» (Jean-Paul II, 25 mars 1996)

«Saint Benoît voulut ouvrir son monastère principalement pour le salut éternel d'un grand nombre.» (Jean-Paul II, 22 mai 1980)

 

La Lettre de l'Abbaye saint Joseph de Clairval a pour but d'aider les chrétiens, et tous ceux qui désirent la recevoir, à connaître et aimer le Sauveur, Jésus-Christ Notre-Seigneur, à écouter sa parole et à marcher à sa suite, au milieu des difficultés de ce monde, jusqu'au port de l'éternité bienheureuse. Pour cela, elle retrace à grands traits la vie et les exemples des saints ou des convertis y mêlant les enseignements que l'Église tient de son Fondateur. Beaucoup sont ceux qui y trouvent réconfort et encouragement pour leur vie quotidienne. Vous pouvez trouver sur ce site les Lettres des années précédentes.

Pour recevoir régulièrement la Lettre de l'Abbaye saint Joseph de Clairval, il suffit de nous communiquer votre adresse postale complète par courrier, télécopie ou e-mail ou encore remplir le formulaire "en ligne". L'envoi est gratuit; il n'y a donc pas d'abonnement à payer. Vous pouvez aussi nous transmettre l'adresse de personnes susceptibles d'être intéressées par l'envoi de cette Lettre, qui est publiée également en anglais, allemand, néerlandais, italien et espagnol.

Le travail est réalisé entièrement par les moines, de la rédaction à son expédition. Ainsi, chaque semaine, plus de 100 kg de courrier sont expédiés vers les cinq continents.