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<title>FeminaNovo.Info - societe_-_ecologie</title>
<description>Le Libre Journal des femmes qui ne rentrent pas dans les cases !</description>
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<lastBuildDate>Fri, 25 Jul 2008 07:57:32 +0200</lastBuildDate>
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<title>RECYCLAGE DU VERRE</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
<category>SOCIETE - Ecologie</category>
<pubDate>Sun, 23 Sep 2007 10:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://img469.imageshack.us/img469/7681/urbanmolotovpn4.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://feminanovo.hautetfort.com/media/02/00/a2403c409880715089727f0da9a02693.jpg&quot; id=&quot;media-554057&quot; alt=&quot;a2403c409880715089727f0da9a02693.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-554057&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;Les&amp;nbsp; &quot; cadavres &quot;&amp;nbsp; sont de nouveau consignés !&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;^^&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
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<title>LES ABEILLES DISPARAISSENT PAR MILLIARDS</title>
<link>http://feminanovo.hautetfort.com/archive/2007/09/02/les-abeilles-disparaissent-par-milliards.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
<category>SOCIETE - Ecologie</category>
<pubDate>Sun, 02 Sep 2007 09:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L400xH301/jpg_biene_4-0d960.jpg&quot; alt=&quot;L'image “http://www.armees.com/local/cache-vignettes/L400xH301/jpg_biene_4-0d960.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;La mort des abeilles met la planète en danger.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les Echos&amp;nbsp; [ 20/08/07 ]&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;« Syndrome d'effondrement »&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Butineuses apathiques&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; PAUL MOLGA&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Source :&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/info/energie/4611614.htm&quot;&gt;http://www.lesechos.fr/info/energie/4611614.htm&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
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<title>NATURALISATION : 1.5 MILLION &quot;NOUVEAUX FRANCAIS&quot; SOUS CHIRAC !</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
<category>SOCIETE - Ecologie</category>
<pubDate>Tue, 24 Jul 2007 09:15:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.politis.fr/local/cache-vignettes/L520xH348/manifvoile2-38dcd.jpg&quot; alt=&quot;L'image “http://www.politis.fr/local/cache-vignettes/L520xH348/manifvoile2-38dcd.jpg” ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;h3&gt;Naturalisation : la France premier pays d'Europe&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lepoint.fr/content/debats/article.html?id=193029&quot;&gt;Lu dans Le Point&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot;&gt; &lt;p&gt;&quot;[I]ls sont entre 120 000 et 150 000 par an à être naturalisés Français. Un chiffre considérable puisqu’il représente, à lui seul, &lt;b&gt;la moitié du solde de croissance naturel de la population&lt;/b&gt; [...]. Ils étaient 92 410 en 1995, 109 823 en 1996, 116 194 en 1997, 123 761 en 1998, 147 522 en 1999, 150 025 en 2000, 127 548 en 2001, 128 092 en 2002, 144 640 en 2003 (les chiffres deviennent à cette date moins précis), 169 000 en 2004, 155 000 en 2005 et seulement 100 000 en 2006, selon les statistiques gouvernementales pas vraiment mises à jour. &lt;b&gt;Premier pays d’Europe pour les naturalisations, la France aurait ainsi naturalisé plus de 1,5 million d’étrangers sous la présidence de Jacques Chirac, contre 2,3 millions au cours des 140 années précédentes !&quot;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Source :&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2007/07/naturalisation-.html&quot;&gt;http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2007/07/naturalisation-.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
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<title>WHITE PRIDE</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
<category>SOCIETE - Ecologie</category>
<pubDate>Sat, 14 Jul 2007 10:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://img165.imageshack.us/img165/2597/whiteprideij4.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://feminanovo.hautetfort.com/media/00/01/2820519609ed07283dd8cd33657315c0.jpg&quot; id=&quot;media-448327&quot; alt=&quot;2820519609ed07283dd8cd33657315c0.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-448327&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;^^&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
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<title>CANNABIS : L'ASSERVISSEMENT DE LA JEUNESSE</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
<category>SOCIETE - Ecologie</category>
<pubDate>Wed, 11 Jul 2007 10:15:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://img471.imageshack.us/img471/7665/umpcannabisud2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://feminanovo.hautetfort.com/media/02/01/10d1da6262e42a4d7b88a6cab8d4ecd2.jpg&quot; id=&quot;media-450708&quot; alt=&quot;10d1da6262e42a4d7b88a6cab8d4ecd2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-450708&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Le cannabis continue de se banaliser.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; LE MONDE | 10.07.07 | 14h26&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est la &quot;bible&quot; du cannabis. Diffusé à compter de mardi 10 juillet, l'ouvrage Cannabis, données essentielles constitue la première monographie réalisée par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) sur la substance illicite la plus répandue en France. Tous les résultats des études, enquêtes et données épidémiologiques, scientifiques ou sociologiques les plus récentes, et parfois inédites, sont ici synthétisés pour livrer un tableau au plus proche de la réalité du cannabis sur le territoire. On le sait, le &quot;joint&quot; s'est largement banalisé. Il compte près de quatre millions de consommateurs, dont 1,2 million d'usagers réguliers et 550 000 usagers quotidiens.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Ces chiffres placent la France parmi les pays les plus consommateurs en Europe, aux côtés de la République tchèque, de l'Espagne et du Royaume-Uni. Chez les jeunes, toutes catégories sociales confondues, l'expérimentation du cannabis est devenue un &quot;modèle dominant&quot;, souligne Jean-Michel Costes, directeur de l'OFDT. Depuis 2000, son usage régulier atteint presque le même niveau que celui de l'alcool. En 2005, 49,5 % des jeunes âgés de 17 ans ont déclaré avoir déjà pris du cannabis au cours de leur vie, 27,9 % au cours des trente derniers jours, 10,8 % de façon régulière et 5,2 % quotidiennement.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En hausse très nette depuis le début des années 1990, l'expérimentation est également devenue plus précoce. C'est en moyenne vers 15 ans qu'on fume son premier joint. Ensuite, l'usage du cannabis est davantage lié à &quot;l'intensité de la sociabilité et des contacts amicaux&quot; qu'au milieu social ou au parcours scolaire. Ainsi, l'usager de cannabis est d'abord un &quot;fêtard&quot;. Plus le nombre de sorties - au café, dans les pubs ou chez des amis - est fréquent, plus la consommation augmente.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si l'expérimentation du cannabis n'a cessé de se répandre, le mouvement semble néanmoins se stabiliser depuis 2002. En revanche, la part de consommateurs réguliers (au moins dix fois par mois) parmi les 15-34 ans est passée de 3,8 % en 2000 à 5,9 % en 2005 et apparaît en lien direct avec la situation scolaire ou professionnelle. Schématiquement, l'usage &quot;festif&quot; se retrouve davantage parmi les jeunes issus de milieux favorisés ayant un bon niveau scolaire. En revanche, on rencontre plus souvent l'usager régulier chez les jeunes en difficulté ou en échec scolaire et les chômeurs. &quot;Un meilleur niveau d'instruction autorise l'expérimentation et ne freine pas l'usager mais &quot;protégerait&quot; du basculement vers une consommation régulière et un usage problématique&quot;, notent les spécialistes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce tableau cache quelques surprises. Ainsi, les cadres s'avèrent plus souvent des consommateurs réguliers que les ouvriers. Quant aux étudiants de l'enseignement supérieur, ils ne sont pas plus &quot;accros&quot; que les actifs de leur âge. &quot;Le cannabis est une réalité complexe. Des jeunes parviennent à gérer leur consommation et à en sortir, tandis que chez d'autres ce produit ne fait que renforcer leurs difficultés&quot;, explique M. Costes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour s'approvisionner, les usagers ont recours au don (58,7 %), à l'achat auprès de proches ou de dealers (36,8 %) et à l'autoculture (5 %), en plein développement, y compris dans les zones urbaines. Environ 200 000 personnes sont passées à l'autoproduction, ce chiffre étant considéré comme une &quot;fourchette basse&quot;. Toujours plus répandu, le cannabis est aussi de moins en moins cher. Le prix moyen d'un gramme de résine a baissé de 30 % en dix ans, pour atteindre actuellement environ 4 euros.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Quant au gramme d'herbe, il coûte 5 euros et des pousssières de centimes, contre 10 euros en 1996. Selon une étude qualitative réalisée auprès d'usagers réguliers, le budget mensuel consacré à l'achat du cannabis en 2006 se situe entre 80 et 150 euros, sans compter l'achat du tabac.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au total, le chiffre d'affaires annuel que représente la vente de cannabis en France est estimé, sur la base de données déclaratives, à 832 millions d'euros (dont la part la plus importante est attribuable aux 15-24 ans). On considère que le chiffre d'affaires du tabac atteint 13,7 milliards d'euros TTC (14,2 milliards pour l'alcool). En prenant en compte l'ensemble des dépenses supportées par la collectivité (traitements, répression, prévention, etc.), le coût social du cannabis peut être estimé à 919 millions d'euros (dont seulement 36,5 millions au titre de la prévention, contre 523, 5 millions pour la répression), soit 0,06 % du PIB, ou encore un peu plus de 15 euros par habitant. Comparativement, le coût social de l'alcool et celui du tabac s'élevaient respectivement, en 2003, à 2,37 % et 3,05 % du PIB, soit 599 et 772 euros par habitant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cancers, maladies respiratoires, troubles psychiatriques : les méfaits du cannabis sur la santé peuvent être multiples &quot;sans que les études explicitent toujours à quels niveaux de consommation ces risques sont susceptibles d'apparaître&quot;, souligne l'OFDT. Les risques de mort violente sont essentiellement liés aux accidents de la circulation. Le nombre annuel de victimes directement lié à une conduite sous l'emprise du cannabis serait d'environ 230, sur la base d'un total de 6 000 morts sur les routes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'ouvrage sera mis en ligne sur le site de l'OFDT : &lt;a href=&quot;http://www.ofdt.fr&quot;&gt;www.ofdt.fr&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sandrine Blanchard&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Source :&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3224,50-933874,0.html&quot;&gt;http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3224,50-933874,0.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
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<title>LES LIAISONS DANGEREUSES : MEDIAS - POLITIQUE</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
<category>SOCIETE - Ecologie</category>
<pubDate>Thu, 21 Jun 2007 10:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://feminanovo.hautetfort.com/media/01/01/c4ab4cc79366848e4d4dc43129432da6.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://feminanovo.hautetfort.com/media/01/01/c4ab4cc79366848e4d4dc43129432da6.jpg&quot; alt=&quot;c4ab4cc79366848e4d4dc43129432da6.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;-1&quot;&gt;&lt;b&gt;Liste non exhaustive:&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Richard Attias&lt;br /&gt; François Baroin&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;Jean-Louis Borloo&lt;br /&gt; Marie Drucker&lt;br /&gt; Anne Fulda&lt;br /&gt; François Hollande&lt;br /&gt; Bernard Kouchner&lt;br /&gt; Christine Ockrent&lt;br /&gt; Ségolène Royal&lt;br /&gt; Cécilia Sarkozy&lt;br /&gt; Nicolas Sarkozy&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;Béatrice Schönberg&lt;br /&gt; Anne Sinclair&lt;br /&gt; Dominique Strauss-Kahn&lt;br /&gt; Louis Sweitzer&lt;br /&gt; Valérie Trierweiler&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;Etc...&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
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<title>LES ISLAMISTES ONT LEUR PLACE EN EUROPE !</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
<category>SOCIETE - Ecologie</category>
<pubDate>Sat, 02 Jun 2007 10:20:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://img338.imageshack.us/img338/690/benladenwcxz1.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://feminanovo.hautetfort.com/media/02/01/3363e153d39b72b0a93ff0bcdec26169.jpg&quot; alt=&quot;3363e153d39b72b0a93ff0bcdec26169.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;^^&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>LE COCHON NARQUOIS</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
<category>SOCIETE - Ecologie</category>
<pubDate>Wed, 09 May 2007 09:15:00 +0200</pubDate>
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<title>POUR AVOIR UN BEAU JARDIN</title>
<link>http://feminanovo.hautetfort.com/archive/2007/05/02/pour-avoir-un-beau-jardin.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
<category>SOCIETE - Ecologie</category>
<pubDate>Wed, 02 May 2007 09:55:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://img99.imageshack.us/img99/496/mauvaiseherbezq6.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://feminanovo.hautetfort.com/images/medium_MauvaiseHerbe.JPG&quot; alt=&quot;medium_MauvaiseHerbe.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;IL FAUT Y ERADIQUER SANS TARDER&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;LES MAUVAISES HERBES !&amp;nbsp; ^^&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>LE PAIN ET LE VIN</title>
<link>http://feminanovo.hautetfort.com/archive/2007/03/11/le-pain-et-le-vin.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (FeminaNovo)</author>
<category>SOCIETE - Ecologie</category>
<pubDate>Sun, 11 Mar 2007 06:55:00 +0100</pubDate>
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&lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Ainsi l'on nous convie aux économies héroïques. Sans quoi l'on ne pourrait pas faire la soudure, nous risquerions de manquer de pain et de vin pendant plusieurs mois.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le pain ! Le vin ! Un bon Français n'est pas, comme le veut le méchant propos international, « un monsieur décoré qui ne sait pas la géographie », c'est le monsieur, ou l'homme, qui mange beaucoup de pain et, non content de boire du vin, le connaît, le juge, le chante.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ces deux signes réunis ne peuvent tromper, ce sont nos marques naturelles retrouvées de temps immémorial. Si les historiens enseignent que la vigne a été importée d'Italie ou de Grèce, sa conquête du sol gaulois a été très rapide, elle a couru tout de suite du Midi au Nord, d'où elle semble avoir un peu reculé seulement à la fin du siècle dernier. Paris et, dit-on même, l'Artois, eurent de beaux vignobles. Cette flamme a baissé et meurt. Cependant, à parcourir les rares provinces où le cidre et la bière lui font parfois échec,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De la marche normande au pays angevin,&lt;br /&gt; Où la pomme est gaulée, où fermente le vin,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; une suprême coquetterie fait que la vigne s'y couronne d'un nouveau charme : angevine, alsacienne, elle se livre à tant de provocations enivrantes que l'on n'a presque plus moyen de soutenir la comparaison avec elle, et le houblon demande grâce, et la pomme merci. Il faut avouer que voilà le centre vivant de toute la verve française. On n'y comprendrait rien sans les vertus du vin. Cela peut se dire sans honte, car la liturgie elle-même associe et égale la divine liqueur au pain sacramentel.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; N'ai-je pas lu, dans une belle page d'un très bon livre, que le pain était quelque chose de « simple » ? Simple, le pain ! De tout ce qui nourrit, rien n'est plus compliqué. Sauf le vin, peut-être. Mais non. C'est bien dans le pain que se trouve le type du plus complexe sous la plus faible dose de simplicité et de naturel.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; D'abord, où est le pain, dans la nature ? Voulez-vous me dire où vous en avez vu le dépôt ? Il ne pousse pas au bord d'une rivière ni d'une mer : non seulement il se vend chez le boulanger, mais je me suis laissé dire que l'on avait perdu la piste du blé natif, du blé sauvage. Il a dû exister sous une forme ou une autre, au temps jadis. On ne le retrouve plus. Tous les blés connus ont été manipulés, traités, perfectionnés par le savoir de l'homme. Ils sont les produits d'une industrie agricole riche d'efforts séculaires et millénaires. Le blé est le fruit le plus avancé d'une civilisation très ancienne. Et, regardez ! du blé au pain, quelle distance encore ! Le lit de terre meuble prédestiné à l'honneur de le recevoir a été préparé, travaillé, engraissé. Le grain qui doit fermenter a été l'objet de sélections pleines d'art. Le voilà qui pousse, verdoie, et ondule a perte de vue, ce n'est rien : de combien de façons va-t-il être tourmenté sur l'aire sous les pieds des chevaux, sous le rouleau de la machine, et dans le van, et sous la meule qui le rendra farine et qui tourne par le poids des eaux asservies, à moins que ce ne soit par la vapeur ou par le courant électrique ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais ce n'est rien auprès de son martyre dans le pétrin et dans le four ! L'eau, le feu, le ferment corrupteur et régénérateur, et les mains dures du mitron ou de la ménagère ! J'en passe, mais, on le voit bien, la Nature fournit tout autre chose que la belle mie blanche et la noble croûte dorée. En sus de nos courages, il y faut tous les mécanismes de l'esprit humain : on y voit le chœur réuni des inventions les plus raffinées de cet animal raisonnable dont l'éternelle idée fixe est de renouveler la face de la terre. Pour en arriver à pétrir, à pasta, comme disaient nos paysannes, l'homme se superpose à la nature si complètement que celle-ci, après sa première mise, semble être retirée et évaporée de l'œuvre final : il n'y reste plus que l'ouvrier et l'héritier d'une multitude de métiers humains. Notre pain quotidien les sous-entend à peu près tous.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cela est un peu moins exactement répété du côté du vin, puisqu'il reste, en forêt, de la vigne sauvage ; et l'honneur des bouteilles paraît tenir d'un peu plus près, sans doute, à la gloire de nos coteaux qu'aux travaux de nos mains artistes, exception dûment faite pour ce qui est champagnisé. Et, pourtant, partout, que de soins ! Quel art consommé ! Quelle docte et profonde industrie ! Quelle science du subtil et du parfait ! Que de vivantes recettes héréditaires incluses dans la conduite de chaque vin ! Tout y glorifie l'homme, sa volonté, son savoir, son esprit, ses goûts, et leur transmission régulière : ce qui présuppose la famille, le foyer et la maison, puis le rempart, la loi et l'État. Un malheureux sociologue anglomane, nommé Demolins, voulait que la culture de la vigne nous eût irrémédiablement ensemencés d'esprit révolutionnaire ! Il n'avait pas réfléchi à tout ce qu'elle impose de vie sociale hiérarchisée, ni au vif témoignage qu'elle doit rendre aux profondeurs de l'ordre et du génie humain. Personne ne peut être plus anti-communiste que le vigneron conscient et organisé.&lt;br /&gt; Il sait que son vin ne se trouve pas plus que le pain à l'état de nature. Il faut le faire. Il faut donc en passer par les grandes lois de l'action.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Qui voudra réfléchir avec liberté d'esprit à ces choses antiques en retrouvera de plus vénérables encore, et celles-ci pourront lui en révéler d'assez neuves.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Après tout, le pain et le vin concentrent et résument dans un double cas très voyant un fait universel. Qu'est-ce donc que l'homme trouve, dans la nature, qui soit tout fait ? Quelques divagateurs croient répondre en disant :&lt;br /&gt; – Parbleu ! C'est que nous avons pris de mauvaises habitudes. C'est que la Société nous a gâtés. Autrefois, la Nature était beaucoup plus généreuse !&lt;br /&gt; – Oui, de glands. Et tous n'étaient pas mangeables. D'autres étaient trop haut perchés, ou perdus dans l'herbage. Il fallait dresser des enfants ou des animaux pour les recueillir et c'était un premier commencement de travail humain, donc social, et déjà divisé !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Voilà donc un des rares points où nos anciens auteurs se soient trompés. Poètes, philosophes, juristes, assurent que, primitivement, tout était commun entre les hommes. Quoi, « tout » ? Ce « tout » faisait bien peu de choses ! Des matières premières et extrêmement éloignées de ces produits demi-finis, sur lesquels s'acharnent les efforts, les labeurs, les espoirs de créer du comestible et du combustible utile. Ce « tout » primitif ne ressemblait en rien à ce qu'est l'herbe pour la brebis ou la brebis elle-même pour le loup. De tels animaux, oui, l'on peut dire qu'ils jouissent en communauté de premières proies naturelles, à s'ingérer telles quelles, immédiatement. L'homme, non. Tous les véritables biens de l'homme ont commencé par sortir de lui, fabriqués par lui, profondément marqués à son seing et à son image.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Avant que l'homme y eût mis sa main, il existait des matières confuses, que personne ne disait siennes, que personne ne désirait, ne disputait. Après le passage et l'ouvrage de cette savante main, une carrière nouvelle s'ouvre, l'objet sorti de la nature est entré dans l'humanité, où il est devenu objet d'amour et de trafic, objet de désir et de lutte. On lui monte la garde pour l'employer ou l'échanger, ou le conquérir ou le disputer au conquérant. La conquête à main armée naît de la production ouvrière et marchande, bien loin de lui être opposée comme l'on cru les nigauds du marxisme. Si la nature produisait des biens qui leur fussent communs, les hommes ne se battraient pas entre eux. Est-ce que les loups le font ? C'est que les loups ne peuvent pas se disputer des produits qu'ils ne fabriquent pas.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette fable socialiste et communiste est donc la plus fausse du monde. Mais personne ne la mettait en doute hier. On y croyait. On croyait même que l'homme ouvrier, maître de son âme, de son travail, de ses outils, n'avait désormais plus à se soucier d'aucune activité combattante, que ce fût pour lui ou contre lui…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'expérience a prononcé. Elle est dure. Non seulement l'industrie mère putative de la Paix, est devenue le premier propulseur de la guerre, mais elle qui approvisionne les champs de bataille nous refuse formellement cet aliment parfait, ce breuvage supérieur qui la mobilisait et la réquisitionnait tout entière. Ni pain, ni vin ! C'est le coup le plus dur et le plus direct. Nous en souffrons un déshonneur qui atteint plus loin que nos corps. En deviendrons-nous plus sensibles au sens mystérieux de nos lois naturelles ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au risque de revenir sur nos pas, entr'ouvrons un vieux livre trop peu connu pour que l'on craigne de l'exhumer quand cela peut servir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Qu'est-ce que mange l'homme quand il mange du pain ? Il mange de l'homme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Que boit l'homme dans le vin ? De l'homme encore. L'homme mange l'homme sans cesse, et seulement de l'homme. Son anthropophagie ancestrale n'a pas décru ni disparu. Elle s'est transformée. À la chair humaine elle a substitué du travail humain. Hormis l'air que nous respirons, nul aliment n'est absorbé qu'arrosé de sueurs et de larmes humaines. C'est seulement à la campagne que l'on peut approcher d'un ruisseau ou d'une source et boire l'eau du ciel que notre terre a distillée dans ses antres ou ses rochers. Le plus sobre des citadins boit l'eau verdunisée que l'on a soumise à un traitement général où toute la police urbaine est intervenue après de grands frais de captage et d'adduction. Beaucoup exigent même d'une eau particulière mise en bouteille, cachetée, transportée et ainsi témoignant du même effort que le plus précieux élixir. Retournez aux champs, cueillez cette grappe ou ce fruit : la souche, l'arbre ont demandé d'interminables cultures, la tige a été greffée, la semence, par les sélections qui la classent, porte dans son secret un tel capital de labeurs successifs qu'en mordant à la pulpe vous mordez à même la chair et le suc de myriades d'êtres humains.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Les races d'animaux ont été apprivoisées et domestiquées pour fournir à la table et au vêtement. Ce n'est pas la Nature qui nous les donne, la Nature ne nous contente jamais. C'est contre elle que rêve notre tristesse et qu'elle invente apprêts sur apprêts. Il ne suffit pas de tondre la laine, elle devra, être tissée par la ménagère, la servante, la machine : il ne suffit pas d'abattre le bétail et de le découper : sans parler de l'immense royaume de la chair-cuiterie, la viande fraîche doit passer par le feu. Une époque d'histoire qui n'est pas très récente est celle d'Attila : on estimait ses guerriers grotesques, bruts, barbares, parce qu'ils mangeaient leur viande crue ; les habitants de l'extrême-nord américo-européens sont moqués par le surnom de mangeurs de poisson cru. Ces dérisions donnent à penser qu'il est jugé inadmissible qu'on ne fasse pas cuire son gibier de terre et d'eau. Ni animal ni végétal, presque rien ne compte sans les préparations de la flamme. La terre même est construite, fabriquée, humanisée aussi ; ses prairies, ses vergers, ses jardins et ses champs traités par les engrais et les assolements. Partout s'interpose le même médiateur, le travail des hommes, entre la nature lointaine et les corps qu'il faut nourrir, abreuver, couvrir, d'un habit ou d'un toit.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Une conséquence s'ensuit :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « La nature est immense, ses ressources infinies. Mais on voit abonder infiniment moins ce que l'homme ouvrier réussit à fabriquer et à offrir ainsi à l'usage de l'homme. Toute la difficulté vient de là ! Et ce n'est rien dire que d'objecter que le café soit jeté à la mer par les Brésiliens ou le blé par les Argentins, quand il s'agit de satisfaire les gens de Clermont-Ferrand, de Nice et de Lyon.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Les produits utiles sont définis par les besoins, les habitudes, les commodités, les désirs. Les produits naturels n'y correspondent que dans une mesure infime. Restent les artificiels. Plus rares ! C'est pourquoi on se les dispute. De là, entre les hommes, un esprit de rivalité et de concurrence. Le festin est étroit : tout convive nouveau sera regardé de travers, il verra du même œil les personnes déjà assises.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Le consommateur qui survient, apporte un appétit de plus. Il est redouté, en sus, comme un être de proie et conquérant éventuel. L'homme passe sa vie à craindre d'être dépouillé ; celui qui n'est pas déprédateur de carrière garde l'idée de rapine inscrite dans ses entrailles et le génie de la conquête dans son sang.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « L'homme qui regarde l'homme l'imagine conquérant ou conquis, vainqueur ou vaincu. Il ne serait pas social s'il n'était pas industrieux. Mais le fruit de son industrie lui paraît si beau, si rare, si nécessaire qu'il limite sa société et qu'il en interdit le seuil, l'épée à la main. La défense de ses biens ou leur pillerie, c'est toute l'histoire du monde »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Non, ce n'en est que la moitié, réplique le même vieux livre que je résume ou paraphrase : il importe très peu d'en renier l'auteur : c'est moi-même.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il ajoute :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « L'industrie peut expliquer les haines féroces entre nos pareils. Mais elle explique également leurs concordes, leurs amitiés, leurs affections. Quand Robinson vit le premier pied humain imprimé sur le sable, il eut peur, il pensa : voilà celui qui mangera mon bien et qui me mangera. Quand il eut découvert le faible Vendredi, pauvre sauvage inoffensif, il se dit : voilà mon collaborateur, mon client et mon protégé. Je n'ai rien à craindre de lui. Il peut tout attendre de moi. Je l'utiliserai.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Et Vendredi devient utile à Robinson qui le plie aux travaux les plus variés, il lui rend des services infiniment supérieurs à ce que coûte son entretien. Le solitaire de la veille s'enrichit de son acquisition et tous deux, l'un par l'autre, s'élèvent, se cultivent, se civilisent.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Cette rencontre et cet accord de deux individus adultes, pour fonder une société, n'est qu'un rêve de « société par contrat » comme on en inventait au XVIIIe siècle. En fait, c'est la famille qui a été la première société. Mais l'industrie a beaucoup servi à fixer la famille. Autour des enfants engendrés de lui, le chef voit accourir des fugitifs, des suppliants faibles et dénués, qui viennent offrir leurs bras et leur travail ou même leur personne entière, en échange d'une protection, d'un abri, pour ne pas mourir. Ces adoptions naturelles valurent généralement ; elles accrurent la famille. Mais il lui vint un autre genre d'accroissement par le moyen de la guerre. La guerre, qui fait dire que l'homme est un loup à l'homme, finit par renverser le dur aphorisme : ceux qu'elle ne tue pas sont sauvés, ceux qui sont sauvés sont asservis, et ce cérémonial qui institue théoriquement cette servitude marque l'immense prix que l'homme barbare peut attacher, lui-même, à l'être, à la vie, au labeur de son frère enchaîné.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Tu m'étais un loup tout à l'heure, mais, quand j'ai vaincu le loup, je le tue, car il pourrait me porter de nouveaux préjudices. Or, toi qui es un homme que j'ai couché et blessé sur le sol, tu ne m'es plus un loup, tu m'es comme un dieu maintenant. Que me ferait ta mort ? Ta vie peut devenir une source de biens. Lève-toi, je te panserai. Guéris-toi et je t'emploierai.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Moyennant quelques précautions prises contre un retour de tes forces et contre les souvenirs de ta liberté, je te traiterai bien pour que ton inestimable travail me soutienne, et pour qu'il me devienne une force, et pour qu'il soit inscrit et figuré entre mes meilleurs biens.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Ainsi, aux âges les plus rudes – et les portes mêmes de la mort à peine évitées – il se fait une ébauche de réciprocité de services ! Combien dès lors cette même réciprocité devra être forte et saine au cœur de la vraie famille laborieuse ou de ces groupes de vraies familles que forment les États naissants ! Là, l'ordre du labeur primordial, qui permet de semer le blé et de tailler la vigne, commence par imposer une forme d'amitié qui s'appelle justice : elle donne à chacun ce qui lui revient et elle se termine par une charité où l'on traite autrui comme soi-même, où l'on oublie de distinguer entre le tien et le mien. Là, toute guerre est reléguée au delà du rempart : plus la guerre est violente à l'extérieur, plus la camaraderie veut être étroite et généreuse à l'intérieur. Enfin, là naît, grandit et devient peu à peu consciente la fraternité historique des jeunes nations… »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Faut-il épaissir et colorier les lignes d'un maigre schéma ? Faut-il spécifier ce que ce trait d'histoire du monde, simple chaîne de causes et d'effets, ne prétend rien justifier, mais exposer et expliquer ? Sans dire : cela est bien ni mal, on dit : voilà ce qui est. Entendez et amplifiez les merveilles de la petite nation, cité antique ou médiévale, formez en de vastes empires, la règle dégagée restera la même : ni moisson, ni vendange ne sont tranquilles, et le pain n'est pétri, et le vin n'est tiré qu'à la condition d'une communauté qui les enveloppe, d'une amitié qui retienne et unisse ses membres et d'un rempart que l'ennemi du dehors n'ait pu démolir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il peut bien arriver, quelque jour, que des esprits fantasques édifient un rempart pour l'amour du rempart sans lui donner rien à défendre. Mais l'inverse n'existe pas : un bien fragile et précieux, une richesse digne d'agression, un travail productif qui peut être troublé et rançonné, cela ne s'est jamais vu que défendu, gardé, abrité ou bien détruit, capté, enlevé. Si donc, l'homme est naturellement confiant et ami de l'homme, si Dieu comme dit Bossuet, a mis premièrement dans son cœur la bonté, il a aussi ses raisons d'être misanthrope, défiant et amer. Sa destinée semble l'avoir soumis à des précautions laborieuses et défensives, faute desquelles il ne mange pas, pas même de pain sec, toujours trop cher et vite hors de prix. Il ne boit même pas une eau pure sans la payer des mêmes peines et des mêmes efforts. Telle est ce que l'on peut appeler en termes politiques sa Constitution. Peut-on la réviser ? Je le crois. Mais au Parlement des Planètes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Charles Maurras&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&amp;nbsp;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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