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08/05/2008

AMAR : UNE CHANCE POUR LA FRANCE


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Danièle, séquestrée et violée trois ans par son compagnon.

De mai 2005 à mai 2008... Trois ans durant, une femme de 60 ans a été séquestrée dans un appartement de Saint-Gratien (Val-d'Oise) par son compagnon, qui aurait exercé sur elle une redoutable emprise psychologique. Danièle a été incapable de s'enfuir : son geôlier présumé, qui lui avait confisqué ses papiers d'identité et l'avait isolée de tous, est soupçonné d'avoir réussi à construire autour d'elle une véritable prison mentale.

Il vient d'être interpellé à l'issue d'une enquête des gendarmes de l'Oise puis de la PJ de Cergy (Val-d'Oise).

La vie du couple bringuebalait déjà depuis plusieurs années. Elle a basculé quand, à l'occasion d'un séjour au Maroc, en mai 2005, Danièle apprend qu'Amar, 69 ans, était déjà marié dans le pays. Elle décide de cesser toute relation intime, mais reste auprès de lui, reculant devant des menaces de représailles sur ses enfants, confiera-t-elle. Danièle ne sait pas, alors, qu'elle s'engage dans un long tunnel de trois ans, piège qui se referme aussitôt sur elle.

L'appartement de Saint-Gratien devient sa prison, où Amar passe de pièce en pièce en prenant soin de fermer à clé chaque porte derrière lui, comme en maison d'arrêt. Elle est séquestrée au cinquième étage d'un immeuble dont les occupants ne connaissent d'elle qu'une silhouette rare, ne sortant jamais seule, toujours accompagnée par son concubin. Une femme privée de tout, ne voyant personne, coupée de toute relation amicale. En interrogeant la victime, les enquêteurs ont retracé peu à peu son quotidien : l'absence de médecin, la privation de nourriture parfois, mais aussi les coups et les viols.

Une enquête ouverte en 2006

Danièle indique également aux policiers l'existence d'une chambre, close par une porte blindée, où son compagnon rangeait les papiers d'identité qu'il lui avait confisqués, les clés, son argent... Un dispositif que les policiers de la PJ découvrent lors des perquisitions effectuées au terme de l'enquête.

Il a fallu attendre de longs mois avant que les investigations aboutissent à la libération de Danièle. L'enquête démarre pourtant en janvier 2006 lorsqu'une fille de la victime, sans nouvelles de sa mère depuis le mois de mai 2005, lance une procédure de disparition inquiétante dans l'Oise. Celle-ci n'évolue guère jusqu'à sa reprise par les gendarmes de la brigade de recherche de Clermont, qui relèvent alors des indices inquiétants : son compagnon est décrit comme un homme violent, qui exerce une forte emprise sur elle. Il l'avait menacée de mort à plusieurs reprises. Il est également connu des services de police pour escroquerie, abus de confiance, proxénétisme et chantage.

Placé sous surveillance

Fin avril, les enquêteurs retrouvent sa trace dans le Val-d'Oise et frappent à sa porte. Ce jour-là, ses explications sonnent faux. Il explique qu'il n'a plus de nouvelles de Danièle depuis plusieurs mois, n'ayant eu que de rares contacts avec elle au cours des dernières années lors de rencontres dans des hypermarchés. Les gendarmes le surveillent de plus près jusqu'au moment où ils le voient quitter le parking en voiture, avec une femme qui se place aussitôt sous leur protection. C'est dans ces conditions que les policiers de l'antenne PJ de Cergy se retrouvent saisis de l'affaire sur instruction du parquet de Pontoise. Et contribuent à leur tour à faire la lumière sur le calvaire de Danièle, qui aujourd'hui présenterait un syndrome posttraumatique important.

Amar, lui, nie les faits. Il a été mis en examen « pour viol et séquestration » et placé sous contrôle judiciaire. Le parquet de Pontoise, faute d'éléments matériels établissant la séquestration, considérée comme psychologique, confie aborder le dossier avec prudence. Il n'a pas requis le placement sous mandat de dépôt du suspect.

 
Source : Le Parisien

LA VOIE DU SALUT

 
 8 - ABUS DE LA MISÉRICORDE DE DIEU
 

 1. Pour tromper l'homme et le perdre éternellement, le démon emploie sans cesse deux ruses.

 Après le péché, il le pousse au désespoir en lui mettant sous les yeux la divine justice avec toutes ses rigueurs.

 Avant le péché, et pour l'y faire tomber, il excite dans son coeur une confiance excessive en la divine miséricorde. Cette seconde ruse lui réussit mieux que la première, et l'espoir du pardon perd beaucoup plus d'âmes que la crainte du jugement.

 « Dieu est miséricordieux », telle est la réponse habituelle des pécheurs obstinés, quand on les presse de se convertir. Sans doute, Dieu est miséricordieux; mais il faut remarquer ce que dit la Sainte Vierge dans son cantique: « La miséricorde s'étende sur ceux qui le craignent » (Lc 1, 50); en d'autres termes, le Seigneur use de miséricorde envers ceux qui craignent de l'offenser, mais non pas envers ceux qui comptent sur sa miséricorde pour l'offenser davantage.

 Seigneur, je vous remercie de la lumière que vous m'accordez en ce moment: vous me faites connaître votre longue patience à supporter mes égarements. Hélas! Je suis un de ces malheureux qui se sont prévalus de votre bonté pour multiplier leurs offenses.

 2. « Dieu est miséricordieux. » Assurément, mais il est juste aussi. Les pécheurs voudraient que Dieu se contentât d'exercer la miséricorde sans jamais sévir.

 Or, pardonner toujours et ne punir jamais, Dieu ne le peut pas; c'en serait fait de sa justice. « Si Dieu tolérait indéfiniment les pécheurs présomptueux qui s'appuyent sur sa miséricorde, ? disait le vénérable Jean d'Avila, ? il attenterait à sa justice » (Jean d'Avila, Oeuvres très complètes de sainte Thérèse, liv. 3, lettre 21, tome 4, Paris, 1845, 119). Il est obligé de châtier les ingrats. Il les supporte quelque temps, mais il finit toujours par les livrer aux rigueurs de sa colère.

 Mon bien-aimé Seigneur, je vois que vous ne m'avez pas frappé comme je l'ai mérité; si vous l'aviez fait, à cette heure, je gémirais en enfer, ou, tout au moins, abandonné de vous, je m'obstinerais dans le mal. Je veux, au contraire, me convertir, je ne veux plus vous offenser; je déteste de tout mon coeur les offenses dont je me suis rendu coupable envers vous. Désormais, je veux vous aimer; même je veux surpasser tous les autres en amour, puisque votre patience à mon égard a surpassé votre patience à l'égard de tous les autres.
 

 3. « On ne se moque pas de Dieu » (Ga 6, 7), dit l'Apôtre. N'est-ce pas se moquer de Dieu, que de vouloir l'offenser sans fin en cette vie, avec la prétention d'aller jouir de lui pendant l'Éternité?

 « Ce que l'homme aura semé, dit encore l'Apôtre, c'est cela qu'il recueillera » (Ga 6, 8). Celui qui sème de bonnes oeuvres, recueillera des récompenses; celui qui sème des péchés, ne moissonnera que des châtiments.

 Elle est en horreur aux yeux de Dieu, l'espérance de ceux qui pèchent parce que le Seigneur est enclin à pardonner: « Leur espérance, dit Job, est une chose détestable » (Jb 11, 20). Aussi n'a-t-elle d'autre résultat que d'attirer plus tôt sur eux l'exécution de ses menaces: est-ce qu'un roi tarde à frapper des sujets qui s'autorisent de sa bonté pour continuer à l'outrager?

 Mon Jésus, je n'ai que trop imité ces sujets rebelles. Oui, parce que je vous savais très miséricordieux, j'ai fait peu de cas de vos commandements. Je confesse mon ingratitude et je déteste toutes mes offenses. Maintenant je vous aime plus que moi-même; je ne veux plus vous causer le moindre déplaisir. Quel malheur pour moi, si je venais encore à vous offenser par le péché mortel! Mon Dieu, ne le permettez pas, faites-moi plutôt mourir.

 Ô Marie, vous êtes la Mère de la persévérance, aidez-moi.