09/05/2008

MALIK SOUMAH : UNE CHANCE POUR LA FRANCE

 
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Assises. Un homme de 29 ans avait abusé d'une jeune fille vierge ivre et inconsciente.

Onze ans de prison pour le viol d'une mineure de 16 ans.


La nuit du 23 avril 2006 restera à jamais entrecoupée de blancs pour une jeune Toulousaine de 16 ans. Après cinq versions des faits différentes, l'accusé n'a pas profité de son procès en cour d'assises pour éclairer cette nuit-là. Rappel des faits : une bande d'amis sort en discothèque, fait la fête et boit de nombreux verres d'alcool fort. Puis, d'un coup, c'est le black-out. Elle ne se souvient de rien si ce n'est d'avoir refusé de suivre un homme qui l'avait fortement agrippée par le bras. Des témoins diront qu'elle tenait à peine debout. Ce n'est que le lendemain matin, en se réveillant à moitié nue dans le lit d'un inconnu qu'elle panique. Que lui est-il arrivé pendant cette dizaine d'heures où les souvenirs ne reviennent que par flashs ? Des analyses reconstitueront les faits : la jeune fille encore vierge a été violée.

C'est avec de nombreux silences, entrecoupés de sanglots que la victime est venue à la barre. « Il m'a attrapée par le bras aux toilettes et personne n'a bougé. Puis, je ne me souviens plus de rien. » 1,65m-55 kg, la « gamine de 16 ans », comme la désignera Me Catala, son avocat, est décrite comme inhibée par les experts, « incapable de se projeter dans un comportement sexualisé », « n'assumant pas sa féminité ». Perdant un peu de sa superbe, l'accusé s'adresse alors à sa victime : « Je comprends ta position mais j'ai toujours ressenti que tu étais consentante. » Il ne changera pas sa version des faits.
 
« Pantin désarticulé »

Après la lecture de divers témoignages mentionnant le caractère agressif du jeune Guinéen de 31 ans envers ses ex petites amies, Me Catala a entamé les plaidoiries. « On ne peut pas ignorer une gamine de 16 ans qui murmure sa douleur », commence-t-il. L'avocat oppose les deux personnalités : « poupée silencieuse et désarticulée » pour la victime, « homme fonctionnant selon son bon plaisir » pour l'accusé et demande aux onze jurés de trancher : « soit vous croyez ma cliente, soit vous le croyez, lui. » M. Bec, avocat général, reprend les mêmes termes pour désigner la jeune fille. « Vous avez fait l'amour à une poupée de son, à un pantin disloqué » dit-il à l'accusé à qui il reproche « d'avoir trop menti pour que l'on puisse le croire deux ans après ». Il demandera entre huit et dix ans de prison car « dans l'échelle de l'horreur, vous n'êtes pas le pire », dira-t-il au prévenu qui risquait jusqu'à 15 ans.

Pour la défense, Me Balbo s'est placé sur le terrain de la morale et du droit. « La morale réprouve la relation entre un homme de 29 ans et une adolescente de 16 ans mais est-ce pour autant un crime ? », questionne-t-il en demandant la relaxe. Le second conseil de Malik Soumah a pris une tout autre position en prévenant : « Je vais plaider en conscience et en humanité ». Loin de ménager son client à qui il fera une leçon de morale sur son comportement « imbécile », Me Alfort tente d'humaniser ce « dragueur invétéré qui était chaud dans une ambiance chaude ». « Dans sa tête, je crois qu'il n'a pas eu conscience qu'elle n'était pas consentante », avance l'avocat qui joue franc jeu avec son client et le jury. « Je crois que vous le déclarerez coupable mais je vous demande d'être très en deçà de ce qui a été requis », conclut-il. La brillante plaidoirie et les sourires esquissés par certains jurés pendant ce portrait n'auront pas suffi : Malik Soumah est condamné à onze ans d'emprisonnement.

LA VOIE DU SALUT

 
 9 - NOTRE VIE S'ÉVANOUIT COMME UN SONGE
 

 1. Qu'est-ce que le bonheur dont on peut jouir ici-bas? « Il est semblable, répond le roi David, au songe de celui qui se réveille » (Ps 73, 20).

 A l'heure de la mort, toutes les grandeurs et toutes les gloires de ce monde ne sont plus pour les pauvres mondains que comme ces vaines entrevues dans un rêve: au réveil, le songe s'évanouit; avec lui s'évanouit aussi la brillante fortune que l'on croyait posséder. Il avait donc bien raison cet homme, qui, dans son désenchantement, écrivit sur une tête de mort ces simples mots: « Cogitanti vilescunt omnia: Aux yeux de celui qui pense à la mort, toutes choses perdent leur valeur. » Comment, en effet, considérés à la lumière de la mort, plaisirs et richesses n'apparaîtraient-ils pas dans leur insignifiante réalité, c'est-à-dire, vils et passagers? Comment, dès lors, s'attacher à des choses qu'on sait devoir quitter bientôt?

 Que de fois, ô mon Dieu, j'ai méprisé votre grâce pour les misérables biens de la terre! Désormais je veux penser uniquement à vous servir, à vous aimer. Prêtez-moi toujours aide et assistance.
 

 2. « Voilà donc où viennent aboutir les grandeurs et les plus hautes dignités de ce monde! » (P. Suau, S. J., Histoire de saint François de Borgia, Paris, 1910, 62 ss. L'auteur souligne l'impression profonde que fit le cadavre de la Reine sur François de Borgia, accentuant encore son besoin de réformer sa vie, mais il n'eut à cet instant aucune attitude théâtrale. S. Alphonse se fait ici l'écho de la légende et des articles qui ont décrit François de Borgia bouleversé et prononçant des paroles telles que celles rapportées dans cette méditation).

 Telles furent les paroles qui s'échappèrent des lèvres de saint François de Borgia, à la vue du cadavre de la reine Isabelle, morte à la fleur de l'âge. Absorbé par cette pensée, il prit bientôt la résolution de quitter le monde pour se donner tout à Dieu. « Je veux, se disait-il, servir un maître qui ne puisse plus me faire défaut. »

 Il faut se détacher des choses de la terre, avant que la mort vienne nous les arracher. Quelle folie de perdre notre âme, en nous attachant à des biens dont il faudra sous peu nous séparer! Car, un jour, il nous sera dit: « Maintenant tu peux quitter ce monde, âme chrétienne. Quitte-le ». (Rituel: Sacrement pour les malades 1977, 95. La Recommandation du mourant).

 Mon Jésus, que ne vous ai-je toujours aimé! De toutes les offenses que je vous ai faites, quel gain me reste-t-il? Dites-moi ce que je dois faire pour réparer ma vie passée si déréglée; je veux vous obéir en tout. Admettez à l'honneur de vous aimer un pécheur repentant qui vous aime plus que lui-même et vous demande miséricorde.
 

 3. Pensez-y: vous n'êtes pas en ce monde pour y rester toujours. Le pays où vous vivez, il faudra le quitter. Cette maison que vous habitez, il faudra que vous en sortiez pour n'y plus rentrer. Cette chambre où vous lisez ce livre, beaucoup d'autres, vos ancêtres, vos parents, l'ont occupée avant vous; ce lit, ils y ont dormi. Maintenant, où sont-ils? Dans l'Éternité. Vous aussi, vous serez, un jour, dans l'Éternité.

 Mon Dieu, faites-moi comprendre la gravité de l'injure que je vous ai faite en vous tournant le dos, à vous, le Bien infini; pénétrez-moi de douleur pour pleurer, comme je le dois, mon ingratitude. Ah! Que ne suis-je mort avant de vous offenser pour la première fois! De grâce, ne me laissez pas vivre plus longtemps sans répondre à l'amour que vous m'avez porté. Je vous aime plus que toute chose, ô mon bien-aimé Rédempteur, je veux vous aimer de toutes mes forces jusqu'à ma mort. Venez pour votre grâce au secours de ma faiblesse.

 Ô Marie, Mère de Dieu, aidez-moi de vos prières.
 

08/05/2008

AMAR : UNE CHANCE POUR LA FRANCE


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Danièle, séquestrée et violée trois ans par son compagnon.

De mai 2005 à mai 2008... Trois ans durant, une femme de 60 ans a été séquestrée dans un appartement de Saint-Gratien (Val-d'Oise) par son compagnon, qui aurait exercé sur elle une redoutable emprise psychologique. Danièle a été incapable de s'enfuir : son geôlier présumé, qui lui avait confisqué ses papiers d'identité et l'avait isolée de tous, est soupçonné d'avoir réussi à construire autour d'elle une véritable prison mentale.

Il vient d'être interpellé à l'issue d'une enquête des gendarmes de l'Oise puis de la PJ de Cergy (Val-d'Oise).

La vie du couple bringuebalait déjà depuis plusieurs années. Elle a basculé quand, à l'occasion d'un séjour au Maroc, en mai 2005, Danièle apprend qu'Amar, 69 ans, était déjà marié dans le pays. Elle décide de cesser toute relation intime, mais reste auprès de lui, reculant devant des menaces de représailles sur ses enfants, confiera-t-elle. Danièle ne sait pas, alors, qu'elle s'engage dans un long tunnel de trois ans, piège qui se referme aussitôt sur elle.

L'appartement de Saint-Gratien devient sa prison, où Amar passe de pièce en pièce en prenant soin de fermer à clé chaque porte derrière lui, comme en maison d'arrêt. Elle est séquestrée au cinquième étage d'un immeuble dont les occupants ne connaissent d'elle qu'une silhouette rare, ne sortant jamais seule, toujours accompagnée par son concubin. Une femme privée de tout, ne voyant personne, coupée de toute relation amicale. En interrogeant la victime, les enquêteurs ont retracé peu à peu son quotidien : l'absence de médecin, la privation de nourriture parfois, mais aussi les coups et les viols.

Une enquête ouverte en 2006

Danièle indique également aux policiers l'existence d'une chambre, close par une porte blindée, où son compagnon rangeait les papiers d'identité qu'il lui avait confisqués, les clés, son argent... Un dispositif que les policiers de la PJ découvrent lors des perquisitions effectuées au terme de l'enquête.

Il a fallu attendre de longs mois avant que les investigations aboutissent à la libération de Danièle. L'enquête démarre pourtant en janvier 2006 lorsqu'une fille de la victime, sans nouvelles de sa mère depuis le mois de mai 2005, lance une procédure de disparition inquiétante dans l'Oise. Celle-ci n'évolue guère jusqu'à sa reprise par les gendarmes de la brigade de recherche de Clermont, qui relèvent alors des indices inquiétants : son compagnon est décrit comme un homme violent, qui exerce une forte emprise sur elle. Il l'avait menacée de mort à plusieurs reprises. Il est également connu des services de police pour escroquerie, abus de confiance, proxénétisme et chantage.

Placé sous surveillance

Fin avril, les enquêteurs retrouvent sa trace dans le Val-d'Oise et frappent à sa porte. Ce jour-là, ses explications sonnent faux. Il explique qu'il n'a plus de nouvelles de Danièle depuis plusieurs mois, n'ayant eu que de rares contacts avec elle au cours des dernières années lors de rencontres dans des hypermarchés. Les gendarmes le surveillent de plus près jusqu'au moment où ils le voient quitter le parking en voiture, avec une femme qui se place aussitôt sous leur protection. C'est dans ces conditions que les policiers de l'antenne PJ de Cergy se retrouvent saisis de l'affaire sur instruction du parquet de Pontoise. Et contribuent à leur tour à faire la lumière sur le calvaire de Danièle, qui aujourd'hui présenterait un syndrome posttraumatique important.

Amar, lui, nie les faits. Il a été mis en examen « pour viol et séquestration » et placé sous contrôle judiciaire. Le parquet de Pontoise, faute d'éléments matériels établissant la séquestration, considérée comme psychologique, confie aborder le dossier avec prudence. Il n'a pas requis le placement sous mandat de dépôt du suspect.

 
Source : Le Parisien

LA VOIE DU SALUT

 
 8 - ABUS DE LA MISÉRICORDE DE DIEU
 

 1. Pour tromper l'homme et le perdre éternellement, le démon emploie sans cesse deux ruses.

 Après le péché, il le pousse au désespoir en lui mettant sous les yeux la divine justice avec toutes ses rigueurs.

 Avant le péché, et pour l'y faire tomber, il excite dans son coeur une confiance excessive en la divine miséricorde. Cette seconde ruse lui réussit mieux que la première, et l'espoir du pardon perd beaucoup plus d'âmes que la crainte du jugement.

 « Dieu est miséricordieux », telle est la réponse habituelle des pécheurs obstinés, quand on les presse de se convertir. Sans doute, Dieu est miséricordieux; mais il faut remarquer ce que dit la Sainte Vierge dans son cantique: « La miséricorde s'étende sur ceux qui le craignent » (Lc 1, 50); en d'autres termes, le Seigneur use de miséricorde envers ceux qui craignent de l'offenser, mais non pas envers ceux qui comptent sur sa miséricorde pour l'offenser davantage.

 Seigneur, je vous remercie de la lumière que vous m'accordez en ce moment: vous me faites connaître votre longue patience à supporter mes égarements. Hélas! Je suis un de ces malheureux qui se sont prévalus de votre bonté pour multiplier leurs offenses.

 2. « Dieu est miséricordieux. » Assurément, mais il est juste aussi. Les pécheurs voudraient que Dieu se contentât d'exercer la miséricorde sans jamais sévir.

 Or, pardonner toujours et ne punir jamais, Dieu ne le peut pas; c'en serait fait de sa justice. « Si Dieu tolérait indéfiniment les pécheurs présomptueux qui s'appuyent sur sa miséricorde, ? disait le vénérable Jean d'Avila, ? il attenterait à sa justice » (Jean d'Avila, Oeuvres très complètes de sainte Thérèse, liv. 3, lettre 21, tome 4, Paris, 1845, 119). Il est obligé de châtier les ingrats. Il les supporte quelque temps, mais il finit toujours par les livrer aux rigueurs de sa colère.

 Mon bien-aimé Seigneur, je vois que vous ne m'avez pas frappé comme je l'ai mérité; si vous l'aviez fait, à cette heure, je gémirais en enfer, ou, tout au moins, abandonné de vous, je m'obstinerais dans le mal. Je veux, au contraire, me convertir, je ne veux plus vous offenser; je déteste de tout mon coeur les offenses dont je me suis rendu coupable envers vous. Désormais, je veux vous aimer; même je veux surpasser tous les autres en amour, puisque votre patience à mon égard a surpassé votre patience à l'égard de tous les autres.
 

 3. « On ne se moque pas de Dieu » (Ga 6, 7), dit l'Apôtre. N'est-ce pas se moquer de Dieu, que de vouloir l'offenser sans fin en cette vie, avec la prétention d'aller jouir de lui pendant l'Éternité?

 « Ce que l'homme aura semé, dit encore l'Apôtre, c'est cela qu'il recueillera » (Ga 6, 8). Celui qui sème de bonnes oeuvres, recueillera des récompenses; celui qui sème des péchés, ne moissonnera que des châtiments.

 Elle est en horreur aux yeux de Dieu, l'espérance de ceux qui pèchent parce que le Seigneur est enclin à pardonner: « Leur espérance, dit Job, est une chose détestable » (Jb 11, 20). Aussi n'a-t-elle d'autre résultat que d'attirer plus tôt sur eux l'exécution de ses menaces: est-ce qu'un roi tarde à frapper des sujets qui s'autorisent de sa bonté pour continuer à l'outrager?

 Mon Jésus, je n'ai que trop imité ces sujets rebelles. Oui, parce que je vous savais très miséricordieux, j'ai fait peu de cas de vos commandements. Je confesse mon ingratitude et je déteste toutes mes offenses. Maintenant je vous aime plus que moi-même; je ne veux plus vous causer le moindre déplaisir. Quel malheur pour moi, si je venais encore à vous offenser par le péché mortel! Mon Dieu, ne le permettez pas, faites-moi plutôt mourir.

 Ô Marie, vous êtes la Mère de la persévérance, aidez-moi.
 

07/05/2008

LA VOIE DU SALUT

 
 7 - LA MORT DE JÉSUS CHRIST
 

 1. Est-il possible de croire que le Créateur ait voulu mourir pour les hommes, ses créatures? La Foi nous l'enseigne. Il est nécessaire de le croire. Voici l'article de foi que nous impose le concile de Nicée: « Je crois en un seul Seigneur Jésus Christ, le Fils unique de Dieu... Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel... Crucifié pour nous... il souffrit sa passion et fut mis au tombeau » (Concile de Nicée I, Le Symbole de Nicée; Denzinger-Schonmetzer, Fribourg 1976, n. 125).

 S'il est vrai, ô Dieu, comme on n'en peut douter, que vous êtes mort par amour pour les hommes, pourra-t-on, parmi les hommes, en rencontrer un seul qui croie ce prodige d'amour et ne vous aime pas? Hélas! Combien grand le nombre des ingrats, et moi-même je suis l'un d'eux! Non seulement je ne vous ai pas aimé; mais que de fois, pour me procurer de misérables jouissances, des plaisirs empoisonnés, n'ai-je pas sacrifié votre grâce et votre amour!
 

 2. Ainsi donc, ô mon Seigneur et mon Dieu, vous êtes mort pour moi, je le savais, comment ai-je pu tant de fois vous méconnaître et vous tourner le dos? Mais ô mon Sauveur, vous êtes descendu du ciel sur la terre pour nous tirer de l'abîme: « Le fils de l'homme, disiez-vous, est venu sauver ce qui était perdu » (Lc 19, 10). Mon ingratitude ne peut donc me faire désespérer du pardon.

 Oui, mon Jésus, j'espère que vous me pardonnerez toutes les injures que je vous ai faites, et que vous me les pardonnerez précisément à cause de votre mort endurée pour moi sur le Calvaire. Que ne puis-je mourir de douleur et d'amour, chaque fois que je me rappelle mes offenses contre vous et votre amour pour moi! Dites-moi vous-même, Seigneur, ce que je dois faire à l'avenir pour réparer une si noire ingratitude. Faites-moi ressouvenir toujours de la mort amère que vous avez subie pour moi, afin que je vous aime et ne vous offense plus jamais.

 3. Un Dieu est donc mort pour moi, et moi, je pourrais aimer autre chose que ce Dieu? Non, ô mon Jésus, cela ne sera pas: vous êtes l'unique objet de mon amour, je le veux; vous m'avez trop aimé. Vous ne pouvez rien faire de plus pour me contraindre à vous aimer. Par mes péchés, je vous ai mis dans l'obligation de me chasser loin de vous. Je vois cependant que vous ne m'avez pas encore abandonné, je vois que vous me regardez encore d'un oeil bienveillant; je sens que vous continuez de m'appeler à votre amour. Je ne veux pas résister davantage. Je vous aime, ô mon souverain Bien; je vous aime, ô mon Dieu, digne d'un amour infini; je vous aime, ô mon Dieu, mort pour moi. Je vous aime; mais je vous aime trop peu, donnez-moi plus d'amour. Faites que j'abandonne tout, que j'oublie tout, pour n'avoir plus qu'une occupation: vous aimer, vous faire plaisir, ô mon Rédempteur, mon Amour, mon Tout!

 Ô Marie, mon Espérance, recommandez-moi à votre Divin Fils.
 

06/05/2008

CHEZ NOUS SOYEZ REINE

Le Pape reçoit l'Association Notre-Dame de Chrétienté

Generationchartres1 Les abbés Pozzetto (ancien aumônier du pèlerinage) et Le Coq (nouvel aumônier), Olivier de Durat (Président de NDC) et Matthieu Joulie (Vice-Président) rencontreront Benoit XVI en audience mercredi prochain, 7 mai. Ils remettront à Sa Sainteté le livre d'or Génération Chartres et le DVD Les marcheurs de Dieu. Ils transmettront à Benoit XVI la gratitude de tous les pèlerins pour le motu proprio. En effet, le prochain pèlerinage de Pentecôte est le premier depuis la publication de Summorum Pontificum. Plus d'informations mercredi soir...

Affiche2008Un grand cru se prépare pour ce 26e pèlerinage : 162 chapitres contre 150 l'année dernière, 15 régions, 500 personnes dans la logistique et le service d'ordre, 70 prêtres et 100 séminaristes, un nombre d'inscriptions inégalé (presque 2000 de plus en 4 ans - les inscriptions en ligne ferment mardi à minuit, ensuite il faudra s'inscrire sur place), des pèlerins de 6 à 90 ans (avec une moyenne d'âge inférieure à 25 ans...), une douzaine de nationalités (pèlerins allemands, anglais, autrichiens, belges, espagnols, américains, irlandais, italiens, lituaniens, polonais, russes et suisses)...

Après les vertus théologales l'année dernière, les pèlerins méditeront sur les vertus cardinales de prudence, force, justice et tempérance. Le pèlerinage sera éminemment marial : "Chez nous soyez reine". Notre Dame sera invoquée sous ses 3 vocables de Lourdes, Guadalupe et Fatima. Samedi, l'envoi dans la cathédrale ND de Paris sera prononcé par l'abbé Tancrède Guillard (ICRSP), la messe à Bièvres sera célébrée par l'abbé Bonnet (diocèse de Versailles) et l'homélie sera prononcée par l'abbé Chanut. Dimanche l'officiant et prédicateur sera le Père Hervé Tabourin (ISCR), le soir à Gas, le Salut du Très Saint Sacrement sera présidé par le Père Augustin (CRMD). Lundi, la Grand-messe à Chartres sera célébrée et prêchée par le RP de Blignères (FSVF).

Ce pèlerinage sera suivi en direct par vos bloggueurs. Ce sera un moyen supplémentaire pour les non-marcheurs de s'unir à la prière qui monte vers Chartres.

 

Source : Le Salon Beige

 

LA VOIE DU SALUT

 
 6 - LA GRANDE PENSÉE DE L'ÉTERNITÉ
 

 1. C'est saint Augustin qui proclame grande la pensée de l'Éternité: « Magna cogitatio » (S. Augustin, Enarrations sur les Psaumes, Ps. 76, n. 8; PL 36, 976). Au fait, quelle pensée a porté tant de solitaires à passer leur vie dans les déserts;  ? tant de chrétiens, même des rois et des reines, à s'enfermer dans les cloîtres; ?  tant de martyrs à subir toutes sortes de tortures? C'est la pensée de l'Éternité, de l'Éternité bienheureuse du ciel pour la mériter, de l'Éternité malheureuse de l'enfer pour l'éviter.

 Le vénérable Jean d'Avila convertit une dame avec ce sermon très court: « Madame, pensez à ces deux mots: « Toujours, jamais » (C.A. Cattaneo, Esercizio della buona morte, disc. 11 Milan 1713, 47: « Jean d'Avila, voyant venir à lui une dame toute infatuée de vanité, lui dit sur un ton dramatique ces simples mots: « Toujours, Jamais », qui, médités par cette personne, emportèrent caprices et frivolités comme feuilles mortes au vent d'automne »).

 Un moine s'était réfugié dans un tombeau pour penser sans cesse à l'Éternité; là, sans cesse il s'écriait: « Ô Éternité! Ô Éternité! » (Il serait question de S. Jean le Reclus, dont Theororet a tracé un portrait: Histoire Ecclésiastique 21; PG 82, 1431).

 Mon Dieu, que de fois j'ai mérité l'Éternité de l'enfer! Que ne vous ai-je jamais offensé! Donnez-moi la douleur de mes péchés, ayez pitié de moi.
 

 2. « Celui qui croit à l'Éternité et ne se sanctifie pas, disait le même Jean d'Avila, mérite d'être consigné dans une maison de fous » (Jean d'Avila, dans Oeuvres très complètes de sainte Thérèse, tome 4, liv. 1, lettre 23, Paris, 1845, 55-61). Quand un homme se bâtit une maison, il s'efforce de la faire commode, saine et belle. « Sans doute, ? dit-il, ?  je me fatigue; mais c'est ici que je dois passer toute ma vie. » Cet homme, que fait-il pour la demeure de son éternité?

 À notre entrée dans l'Éternité, il ne s'agira pas de nous installer dans un maison plus ou moins confortable plus ou moins belle; il s'agira de nous fixer dans un palais de délices ou dans un abîme de maux; et pour combien de temps? Non pas pour quarante ou cinquante années, mais pour toujours, tant que Dieu sera Dieu!

 Les saints croyaient faire peu pour leur salut, en passant toute leur vie dans les pénitences, les oraisons et les bonnes oeuvres. Et nous, que faisons-nous?

 Ah! Mon Dieu! Tant d'années de ma vie se sont écoulées, déjà la mort approche: jusqu'ici qu'ai-je fait pour vous? De grâce, éclairez-moi; donnez-moi la force de consacrer à votre service le reste de mes jours. Je ne vous ai que trop offensé. Désormais je veux vous aimer.
 

 3. « Opérez votre salut avec crainte et tremblement » (Ph 2, 12).

 Pour nous sauver, il faut craindre de nous damner, de façon, toutefois, à craindre moins l'enfer que le péché; car le péché seul peut nous conduire en enfer. Qu'est-ce que craindre le péché? C'est fuir les occasions dangereuses, se recommander souvent à Dieu, prendre les moyens de se tenir en état de grâce. Agir ainsi, c'est se sauver; agir autrement, c'est rendre son salut moralement impossible. Réfléchissons sur cette sentence de saint Bernard: « Quand l'éternité est en danger, on ne peut prendre trop de précautions: nulla nimia securitas ubi periclitatur aeternitas » (Cette sentence bien connue résume la pensée de saint Bernard qui s'est exprimé plusieurs fois à ce sujet, par ex. Sermon 30, n. 1, PL 183, 622. S. Paul de la Croix dans Lettres, 25 oct. 1768, tome 4, Rome 1924, 77, la cite également en l'attribuant à S. Grégoire le Grand, Morales sur Job, 1, 9, ch. 45; PL 75, 897).

 C'est votre Sang, ô mon Rédempteur, qui fait toute mon assurance. Mes péchés m'ont perdu; mais vous m'offrez de me les pardonner, si je me repens de les avoir commis. Eh bien! Oui, Bonté infinie, je me repens de tout mon coeur de vous avoir offensé. Ô Bien suprême, je vous aime plus que tous les biens. Je vois que vous voulez mon salut; moi, je veux me sauver, pour vous aimer à jamais.

 Ô Marie, Mère de Dieu, priez Jésus pour moi.
 

05/05/2008

LA VOIE DU SALUT

 
 5 - À LA MORT, ON PERD TOUT
 

 1. « Il est proche le jour de perdition » (Dt 32, 35). Pourquoi l'Écriture appelle-t-elle « jour de perdition » le jour de la mort? C'est parce que, ce jour-là, l'homme perd tout ce qu'il a possédé pendant sa vie. Honneurs, amis, richesses, domaines, puissance, tout lui est enlevé.

 Quelle utilité, donc, dans la possession de l'univers entier, s'il faut tout laisser sur le lit de mort, sans pouvoir rien emporter?

 « A-t-on jamais vu, disait saint Ignace à François-Xavier, dans cet entretien où la grâce fit la conquête du grand apôtre des Indes, a-t-on jamais vu monarque emporter au-delà de la tombe un seul fil de son manteau de pourpre, en signe de sa dignité? Quel riche, en quittant ce monde, a pu se faire suivre d'une seule pièce d'argent, ou d'un seul serviteur? » (O. Bartoli, Saint Ignace de Loyola, trad. J. Terrien, liv. 2, Ch. 1, Paris, 1893, 217 « en est-il un seul (riche) qui ait emporté seulement un denier, pour s'en servir au-delà de la tombe, qui ait emmené avec lui un esclave... pour l'avoir à sa suite; un seul qui ait gardé même un fil de pourpre usé par le temps, pour montrer au moins, dans cet autre monde, qu'il avait été roi sur la terre? »). Mourir, c'est tout laisser. L'âme entre seule dans l'éternité; seules, la suivent ses oeuvres.

 Malheureux que je suis! Où sont les oeuvres dont je puisse me faire un cortège pour me présenter à la porte de l'éternité bienheureuse? Je ne découvre en ma vie que des péchés, des titres à l'enfer.
 

 2. Inégale est la condition des hommes, lorsqu'ils viennent au monde. L'un naît riche, l'autre pauvre, celui-ci noble, celui-là roturier. Mais la mort vient tôt ou tard établir entre tous la plus complète égalité.

 Entrez dans un cimetière; considérez tous ces cadavres; cherchez une différence entre le cadavre du maître et celui du serviteur, entre le cadavre du monarque et celui du sujet; vous ne la trouverez pas. Suivant l'expression d'Horace « entre le sceptre et la houe, la mort met l'égalité: sceptra ligonibus oequat » (Saint Alphonse cite ici une partie d'un vers latin qu'il attribue à Horace, et que saint Antonin cite en entier: « Mors dominum servo, mors sceptra ligonibus aequat », en l'attribuant seulement au poète sans préciser le nom. S. Antonin, Summa Theologica, tome 4, Vérone 1740, 812. Horace, dans Odes I, 4, 13-14, dit l'équivalent: « Pallida mors aequo pulsat pede pauperum tabernas regumque turres »).

 Ah! Mon Dieu, que les autres courent après les richesses de ce monde! Je ne veux, moi, d'autres richesses que votre grâce. Mon unique Trésor, c'est Vous pour cette vie et pour l'autre.
 

 3. Somme toute, rien sur cette terre qui n'ait un terme. Richesses et misères finiront; honneurs et humiliations finiront; plaisirs et souffrances finiront.

 Heureux au moment de la mort, non pas celui dont la vie s'écoula dans les richesses, les honneurs et les plaisirs, mais heureux celui qui supporta patiemment la pauvreté, les mépris et les souffrances! Au moment de la mort, ce qui console, ce n'est pas ce qu'on possède, mais cela seulement qu'on a fait et souffert pour Dieu.

 Mon Jésus, détachez-moi de ce monde, avant que la mort m'en arrache. Vous connaissez ma faiblesse; venez donc m'aider de votre grâce; ne permettez pas que je vous sois encore infidèle comme je l'ai été jusqu'ici. Je me repens, ô mon bien-aimé Seigneur, de vous avoir si souvent méprisé. Maintenant je vous aime plus que tous les biens de la terre; je suis résolu de perdre la vie mille fois plutôt que de perdre votre amitié. Mais l'enfer ne cesse pas de me tenter; ayez pitié de moi, ne m'abandonnez pas. Ne permettez pas que je me sépare encore de votre amour.

 Ô Marie, mon Espérance, obtenez-moi la sainte persévérance.
 

04/05/2008

LA VOIE DU SALUT

 
 4 - IL FAUT MOURIR
 

 1. IL faut mourir. Oh! La terrible parole! Il faut mourir; telle est la sentence déjà portée: « Il a été décrété que les hommes mourront une fois » (He 9, 27).

 Vous êtes homme, vous devez mourir. Chacun de nous, dit saint Cyprien, naît la corde au cou, et chaque pas fait dans la vie, rapproche du gibet (S. Cyprien, Du bien de la Sagesse, n. 12; PL 4, 630; De la mortalité, n. 22; PL 4, 597), je veux dire de la maladie qui mettra fin à nos jour d'ici-bas. Insensé serait l'homme qui se flatterait de ne pas mourir. Un pauvre peut espérer devenir riche; un sujet, ambitionner de monter sur un trône; mais qui peut se promettre d'échapper à la mort? Les uns prolongent leurs jours jusqu'à la vieillesse, d'autres se voient arrêtés à l'entrée de la vie; mais tous aboutissent inévitablement à la tombe.

 Voilà donc mon sort, à moi aussi; un jour je mourrai, et j'entrerai dans l'éternité. Mais quelle éternité sera la mienne? L'Éternité malheureuse? Sauvez-moi, ô Jésus, mon Sauveur.
 

 2. De tous ceux qui vivaient sur la terre, au commencement du siècle dernier, en est-il un seul qui vive encore? Les princes les plus puissants et les plus renommés ont disparu; à peine en conserve-t-on le souvenir et quelques ossements desséchés dans un mausolée de pierre!

 De grâce, ô mon Dieu, faites-moi comprendre de plus en plus la folie de ceux qui s'attachent aux biens de ce monde et qui, pour se les procurer, vous abandonnent, vous, le Bien infini! Hélas! Cet aveuglement fut le mien; combien je le regrette, et combien je vous remercie de m'avoir ouvert les yeux!
 

 3. Avant cent ans révolus, mon cher lecteur, ni vous qui me lisez, ni moi qui écris ceci, ne serons plus sur cette terre; nous aurons l'un et l'autre fait notre entrée dans la maison de notre éternité. Pour vous comme pour moi, un jour, une heure, un moment viendra qui sera le dernier. Cette heure, ce moment, Dieu les a déjà fixés; comment pouvons-nous avoir à coeur autre chose que d'aimer ce Dieu, notre futur souverain Juge!

 Hélas! Quelle sera ma mort? Que deviendrai-je, ô Jésus, mon Juge, quand je comparaîtrai devant votre tribunal pour vous rendre compte de toute ma vie? De grâce, pardonnez-moi avant qu'arrive le moment décisif de mon bonheur ou de mon malheur éternel. Je me repens de vous avoir méprisé, ô mon souverain Bien. Jusqu'ici je ne vous ai pas aimé, mais maintenant je vous aime de toute mon âme. Donnez-moi la sainte persévérance.

 Ô Marie, Refuge des pécheurs, ayez pitié de moi.