« 2008-05 | Page d'accueil | 2008-05 »

09/05/2008

MALIK SOUMAH : UNE CHANCE POUR LA FRANCE

 
peinecapitalebe2.jpg
 
 
Assises. Un homme de 29 ans avait abusé d'une jeune fille vierge ivre et inconsciente.

Onze ans de prison pour le viol d'une mineure de 16 ans.


La nuit du 23 avril 2006 restera à jamais entrecoupée de blancs pour une jeune Toulousaine de 16 ans. Après cinq versions des faits différentes, l'accusé n'a pas profité de son procès en cour d'assises pour éclairer cette nuit-là. Rappel des faits : une bande d'amis sort en discothèque, fait la fête et boit de nombreux verres d'alcool fort. Puis, d'un coup, c'est le black-out. Elle ne se souvient de rien si ce n'est d'avoir refusé de suivre un homme qui l'avait fortement agrippée par le bras. Des témoins diront qu'elle tenait à peine debout. Ce n'est que le lendemain matin, en se réveillant à moitié nue dans le lit d'un inconnu qu'elle panique. Que lui est-il arrivé pendant cette dizaine d'heures où les souvenirs ne reviennent que par flashs ? Des analyses reconstitueront les faits : la jeune fille encore vierge a été violée.

C'est avec de nombreux silences, entrecoupés de sanglots que la victime est venue à la barre. « Il m'a attrapée par le bras aux toilettes et personne n'a bougé. Puis, je ne me souviens plus de rien. » 1,65m-55 kg, la « gamine de 16 ans », comme la désignera Me Catala, son avocat, est décrite comme inhibée par les experts, « incapable de se projeter dans un comportement sexualisé », « n'assumant pas sa féminité ». Perdant un peu de sa superbe, l'accusé s'adresse alors à sa victime : « Je comprends ta position mais j'ai toujours ressenti que tu étais consentante. » Il ne changera pas sa version des faits.
 
« Pantin désarticulé »

Après la lecture de divers témoignages mentionnant le caractère agressif du jeune Guinéen de 31 ans envers ses ex petites amies, Me Catala a entamé les plaidoiries. « On ne peut pas ignorer une gamine de 16 ans qui murmure sa douleur », commence-t-il. L'avocat oppose les deux personnalités : « poupée silencieuse et désarticulée » pour la victime, « homme fonctionnant selon son bon plaisir » pour l'accusé et demande aux onze jurés de trancher : « soit vous croyez ma cliente, soit vous le croyez, lui. » M. Bec, avocat général, reprend les mêmes termes pour désigner la jeune fille. « Vous avez fait l'amour à une poupée de son, à un pantin disloqué » dit-il à l'accusé à qui il reproche « d'avoir trop menti pour que l'on puisse le croire deux ans après ». Il demandera entre huit et dix ans de prison car « dans l'échelle de l'horreur, vous n'êtes pas le pire », dira-t-il au prévenu qui risquait jusqu'à 15 ans.

Pour la défense, Me Balbo s'est placé sur le terrain de la morale et du droit. « La morale réprouve la relation entre un homme de 29 ans et une adolescente de 16 ans mais est-ce pour autant un crime ? », questionne-t-il en demandant la relaxe. Le second conseil de Malik Soumah a pris une tout autre position en prévenant : « Je vais plaider en conscience et en humanité ». Loin de ménager son client à qui il fera une leçon de morale sur son comportement « imbécile », Me Alfort tente d'humaniser ce « dragueur invétéré qui était chaud dans une ambiance chaude ». « Dans sa tête, je crois qu'il n'a pas eu conscience qu'elle n'était pas consentante », avance l'avocat qui joue franc jeu avec son client et le jury. « Je crois que vous le déclarerez coupable mais je vous demande d'être très en deçà de ce qui a été requis », conclut-il. La brillante plaidoirie et les sourires esquissés par certains jurés pendant ce portrait n'auront pas suffi : Malik Soumah est condamné à onze ans d'emprisonnement.

LA VOIE DU SALUT

 
 9 - NOTRE VIE S'ÉVANOUIT COMME UN SONGE
 

 1. Qu'est-ce que le bonheur dont on peut jouir ici-bas? « Il est semblable, répond le roi David, au songe de celui qui se réveille » (Ps 73, 20).

 A l'heure de la mort, toutes les grandeurs et toutes les gloires de ce monde ne sont plus pour les pauvres mondains que comme ces vaines entrevues dans un rêve: au réveil, le songe s'évanouit; avec lui s'évanouit aussi la brillante fortune que l'on croyait posséder. Il avait donc bien raison cet homme, qui, dans son désenchantement, écrivit sur une tête de mort ces simples mots: « Cogitanti vilescunt omnia: Aux yeux de celui qui pense à la mort, toutes choses perdent leur valeur. » Comment, en effet, considérés à la lumière de la mort, plaisirs et richesses n'apparaîtraient-ils pas dans leur insignifiante réalité, c'est-à-dire, vils et passagers? Comment, dès lors, s'attacher à des choses qu'on sait devoir quitter bientôt?

 Que de fois, ô mon Dieu, j'ai méprisé votre grâce pour les misérables biens de la terre! Désormais je veux penser uniquement à vous servir, à vous aimer. Prêtez-moi toujours aide et assistance.
 

 2. « Voilà donc où viennent aboutir les grandeurs et les plus hautes dignités de ce monde! » (P. Suau, S. J., Histoire de saint François de Borgia, Paris, 1910, 62 ss. L'auteur souligne l'impression profonde que fit le cadavre de la Reine sur François de Borgia, accentuant encore son besoin de réformer sa vie, mais il n'eut à cet instant aucune attitude théâtrale. S. Alphonse se fait ici l'écho de la légende et des articles qui ont décrit François de Borgia bouleversé et prononçant des paroles telles que celles rapportées dans cette méditation).

 Telles furent les paroles qui s'échappèrent des lèvres de saint François de Borgia, à la vue du cadavre de la reine Isabelle, morte à la fleur de l'âge. Absorbé par cette pensée, il prit bientôt la résolution de quitter le monde pour se donner tout à Dieu. « Je veux, se disait-il, servir un maître qui ne puisse plus me faire défaut. »

 Il faut se détacher des choses de la terre, avant que la mort vienne nous les arracher. Quelle folie de perdre notre âme, en nous attachant à des biens dont il faudra sous peu nous séparer! Car, un jour, il nous sera dit: « Maintenant tu peux quitter ce monde, âme chrétienne. Quitte-le ». (Rituel: Sacrement pour les malades 1977, 95. La Recommandation du mourant).

 Mon Jésus, que ne vous ai-je toujours aimé! De toutes les offenses que je vous ai faites, quel gain me reste-t-il? Dites-moi ce que je dois faire pour réparer ma vie passée si déréglée; je veux vous obéir en tout. Admettez à l'honneur de vous aimer un pécheur repentant qui vous aime plus que lui-même et vous demande miséricorde.
 

 3. Pensez-y: vous n'êtes pas en ce monde pour y rester toujours. Le pays où vous vivez, il faudra le quitter. Cette maison que vous habitez, il faudra que vous en sortiez pour n'y plus rentrer. Cette chambre où vous lisez ce livre, beaucoup d'autres, vos ancêtres, vos parents, l'ont occupée avant vous; ce lit, ils y ont dormi. Maintenant, où sont-ils? Dans l'Éternité. Vous aussi, vous serez, un jour, dans l'Éternité.

 Mon Dieu, faites-moi comprendre la gravité de l'injure que je vous ai faite en vous tournant le dos, à vous, le Bien infini; pénétrez-moi de douleur pour pleurer, comme je le dois, mon ingratitude. Ah! Que ne suis-je mort avant de vous offenser pour la première fois! De grâce, ne me laissez pas vivre plus longtemps sans répondre à l'amour que vous m'avez porté. Je vous aime plus que toute chose, ô mon bien-aimé Rédempteur, je veux vous aimer de toutes mes forces jusqu'à ma mort. Venez pour votre grâce au secours de ma faiblesse.

 Ô Marie, Mère de Dieu, aidez-moi de vos prières.